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Juin 2021

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Préparé par la Direction de la veille et des connaissances stratégiques.

La veille a pour but d’alimenter la réflexion stratégique en rendant disponibles des informations pertinentes, utiles, rigoureuses et fiables sur des thèmes stratégiques pour le ministère de la Famille. Elle permet d’identifier les nouvelles tendances, pratiques émergentes et enjeux susceptibles d’influencer la prise de décision et de repérer les signes  permettant d’anticiper les changements importants.

Pour toute question, n'hésitez pas à communiquer avec l'équipe de la veille.


Activités à venir

Qc – Conférence « Regard scientifique sur le rapport de la Commission Laurent »
Sonia Hélie (Université de Montréal), Doris Châteauneuf (CIUSSS de la Capitale-Nationale), Annie Bérubé (Université du Québec en Outaouais) et Marie-Hélène Gagné (Université Laval)

Qc – Diffusion des conférences du colloque virtuel « De la parole aux actes : Tous unis pour le développement du langage (0-5 ans) » (20 mai 2021)

Qc – Diffusion des conférences de l’École d'été sur les jeunes LGBTQ+ sous le thème « Des compétences relationnelles pour contrer l'intimidation » (17 au 21 mai 2021)


Famille

 
 

La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse a reçu plus de 300 témoins lors de ses audiences publiques, en plus de nombreux mémoires, forums régionaux et prises de parole (courriels, appels téléphoniques). Le rapport qui en est issu comprend quinze chapitres dont le fil conducteur est la notion de société bienveillante, c’est-à-dire une société qui met tout en œuvre pour assurer le bien-être de ses enfants. Plusieurs thèmes sont abordés dans ce rapport, comme le respect et la promotion des droits des enfants, la participation des enfants aux décisions et aux enjeux qui les concernent, la prise en compte systématique de leur intérêt, l’importance de la prévention, la sécurisation culturelle des enfants autochtones, etc. Parmi les recommandations, soulignons celles-ci : instituer un commissaire au bien-être et aux droits des enfants, adopter une charte des droits de l’enfant, rehausser la trajectoire de services en prévention, soutenir les parents pour mieux aider les enfants, agir tôt pour maximiser le développement optimal des enfants, préserver la concertation locale et régionale en petite enfance acquise au cours des dix dernières années.

 

L’écart de revenu entre les hommes et les femmes persiste malgré l’augmentation du niveau d’instruction et de la participation des femmes au marché du travail salarié. Dans cet article, les auteurs examinent les liens entre la dynamique familiale et l’écart de revenus entre les sexes, au Canada. En utilisant les données de l’Enquête sur l’emploi du temps de 2015 de Statistique Canada, ils comparent les revenus selon le sexe, en considérant le temps passé à effectuer des tâches domestiques et à travailler dans le cadre d’un emploi chez trois groupes de personnes, soit les célibataires sans enfants, les couples mariés sans enfants et les couples mariés avec enfants (= 10 573). Les résultats indiquent qu’il y a peu d’écart de revenus selon le sexe chez les célibataires sans enfants, comparé aux couples mariés sans enfants où l’écart est plus marqué. L’écart le plus grand est constaté chez les couples mariés avec enfants. Les auteurs terminent par une discussion portant sur les pistes de solution à mettre en œuvre pour permettre la réduction des inégalités structurelles de revenus entre les sexes.

 

Cet article se penche sur la prévalence des problèmes d’anxiété et de dépression maternelle depuis le début de la pandémie de la COVID-19. Les femmes enceintes (= 1 333) faisant partie de la cohorte longitudinale All Our Families au Canada ont été invitées à répondre à un sondage entre le 20 mai et le 15 juillet 2020. Les résultats obtenus ont été comparés à ceux de trois autres collectes de données réalisées entre avril 2012 et octobre 2019. L’analyse et la comparaison des résultats démontrent que la pandémie de la COVID-19 a eu un impact négatif sur la santé psychologique des mères ayant participé à cette étude. En effet, comparativement aux estimations précédentes, la prévalence de la dépression et de l’anxiété maternelle a augmenté pendant la pandémie. Les auteurs suggèrent qu’un soutien financier, des services de garde d’enfants et la prévention de la fermeture d’écoles seraient des pistes d’action prioritaires qui permettraient d’éviter une augmentation future de la détresse psychologique maternelle.

 

Produit par le National Women’s Law Center et le Center on Poverty and Social Policy, ce rapport examine les effets que pourrait avoir la mise en place d’un système de services de garde d’enfants public, à coût abordable et de qualité. Le Supplemental Poverty Measure est utilisé pour démontrer l’impact des revenus, des taxes et des dépenses comme celles liées à la garde d’enfants sur les revenus d’emploi des familles et la retraite des mères. Les résultats indiquent que la mise en place d’un système de services de garde d’enfants peu coûteux et de bonne qualité aide les familles de façon significative. Il participe notamment à l’augmentation de la présence des femmes sur le marché du travail, surtout celles sans diplôme universitaire, à la réduction des écarts de revenus entre les hommes et les femmes et, enfin, il permet aux femmes et aux éducatrices à l’enfance de profiter d’une sécurité financière accrue pendant leur carrière et lors de leur retraite.

 

La pandémie de la COVID-19 et les mesures de restriction associées ont eu des conséquences majeures pour les travailleurs essentiels, telles que l’augmentation du taux de chômage et des risques pour leur santé en général. De plus, de nombreux parents ont perdu l’accès aux services de garde institutionnels et informels. Aux États-Unis, des recherches ont montré les effets de ces changements, révélant souvent des inégalités entre les sexes. Les femmes sont nombreuses parmi les travailleurs essentiels et elles ont fait face à d’importants risques pour leur santé physique et mentale. Alors qu’elles faisaient davantage de télétravail, les femmes ont eu, du même coup, à s’occuper des travaux ménagers et des enfants devant rester à la maison. Ainsi, parce que les inégalités entre les sexes au sein de la famille et dans le milieu de travail sont liées, la pandémie a aggravé les inégalités de genre préexistantes dans les deux domaines. Considérant notamment la durée prolongée de la pandémie, les chercheurs pensent que ses conséquences sur les inégalités entre les sexes sur le marché du travail pourraient être durables et de grande portée.

 

Afin d’aider les familles à remédier aux conséquences socioéconomiques de la pandémie de la COVID-19, différentes mesures ont été mises en place dans de nombreux pays à travers le monde. La Caisse nationale des allocations familiales de France présente un panorama des mesures de protection sociale et, en particulier, de celles adoptées pour venir en aide aux familles à l’échelle internationale (portrait de 73 pays) et dans les pays membres de l’Union européenne plus spécifiquement. Les pays qui disposent d’un système de protection sociale élaboré ont facilement mis en place les mesures de soutien aux familles en utilisant les canaux existants. À l’inverse, là où les systèmes de protection sociale sont inexistants, les États ont dû faire preuve de créativité pour fournir l’aide nécessaire à la population. Dans les deux cas, ces mesures ont joué le rôle d’amortisseur social et de stabilisateur économique, tout comme les services de garde qui ont permis la poursuite des activités essentielles.

 

Cette thèse de doctorat explore la parentalité pendant les années préscolaires en lien avec le vécu subjectif des pères et des mères de classe moyenne supérieure (CSP+) vivant en contexte de mixité sociale, le fonctionnement familial et l’éducation des enfants. Les données viennent de parents qui ont au moins un enfant qui fréquente un établissement public d’éducation à la petite enfance dans les milieux qui rencontrent les plus grandes difficultés sociales et économiques (zones d’éducation prioritaire) de Paris. Des entretiens semi-directifs (dix pères et vingt-quatre mères) et un questionnaire rempli par les parents (= 173) permettent une analyse thématique. La diversité des influences « socialisatrices » et la prise de position de cette population sur les normes éducatives sont explorées. Dans l’ensemble, les résultats indiquent que les pères et les mères exercent une parentalité positive de contrôle en appliquant des pratiques de stimulation afin d’optimiser le développement de leur enfant. Il est à noter que des différences apparaissent selon le sexe de l’enfant, son âge, son niveau scolaire, mais aussi selon le sexe du parent.

 

Dans le cadre de cette étude sur l’éducation des enfants aux Pays-Bas, un questionnaire a été rempli par les parents de 446 familles avec enfants âgés entre 17 et 48 mois. L’objectif consistait à mesurer l’importance relative des pratiques parentales positives et à évaluer l’effet de l’âge de l’enfant ou du sexe du parent sur les associations entre celles-ci et les difficultés socioémotionnelles vécues par les enfants. Les résultats montrent que le soutien des deux parents et la structure maternelle (c’est-à-dire, l’établissement de règles claires, cohérentes et justes) ont une influence particulièrement notable sur les comportements d’extériorisation et d’intériorisation des enfants. En revanche, l’âge de ceux-ci n’aurait pas d’effet particulier. Des parents affectueux, sensibles, à l’écoute des besoins et des demandes de leurs enfants, offrant un environnement organisé et une structure externe sont l’idéal à encourager pour favoriser l’ajustement socioémotionnel des enfants.

 

La Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention relative aux droits des personnes qui vivent avec un handicap soulignent que tous les enfants ont le droit d’être des membres à part entière de la société et d’être inclus dans toutes les formes de participation au sein de leur communauté. Néanmoins, les enfants vivant avec un handicap font face à de nombreux obstacles et à l’exclusion. Comparativement aux autres enfants, ils ont un accès plus restreint à l’éducation, sont moins susceptibles d’être employés à l’âge adulte, sont plus sujets à être victimes de violence et à vivre dans la pauvreté. L’exclusion des enfants vivant avec un handicap engendre des coûts non seulement pour l’individu, mais également pour l’ensemble de la communauté. Ce rapport du Fonds des Nations unies pour l’enfance explique l’impact économique lié aux obstacles qui empêchent les personnes qui vivent avec un handicap de contribuer pleinement à la vie en société. Un nombre croissant de recherches suggèrent également que les coûts de l’exclusion sont élevés.

Intern.  Parental Burnout Around the Globe: A 42-Country Study
 

Une étude menée auprès de 17 409 parents (71 % de mères) dans 42 pays vise à déterminer si les valeurs culturelles jouent un rôle dans la prévalence de l’épuisement parental causé par des niveaux de stress élevés. Les chercheures ont examiné les données sociodémographiques des participants et des participantes ainsi que les valeurs culturelles des pays en question afin de définir les facteurs qui contribuent à l’épuisement parental. Parmi ceux-ci, l’individualisme se démarque significativement des autres variables telles que les inégalités économiques, puisqu’il serait souvent à l’origine de l’épuisement parental. Les auteures observent que les pays culturellement individualistes sont également ceux dont les normes parentales sont particulièrement exigeantes, ce qui pourrait expliquer le niveau de stress élevé des parents.

 Autres liens intéressants :

                                            

Enfance et services de garde

 
 

Cet avis de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) vise à préciser la portée de l’obligation d’accommodement raisonnable des camps de jour municipaux à l’égard des enfants en situation de handicap. Des balises concrètes sont présentées par la Commission pour guider les gestionnaires de ces services qui, comme toutes personnes qui participent à la mise en place de mesures d’accommodement, devraient être formées aux droits de ces enfants. Les auteurs de cet avis, qui soulignent la hausse majeure du nombre d’enfants en situation de handicap fréquentant les camps de jour, relèvent de nombreux obstacles à l’intégration harmonieuse de ces enfants aux camps de jour municipaux. La concertation entre les principaux réseaux publics qui contribuent au développement des enfants et les municipalités est essentielle selon la CDPDJ pour s’assurer que les services offerts par celles-ci soient respectueuses des droits des enfants en situation de handicap.

 

Cette thèse de doctorat, déposée à l’Université Laval, porte sur le soutien au développement langagier en service de garde éducatif à l’enfance et sur le développement professionnel du personnel éducateur à cet égard. L’auteure présente d’abord un nouveau dispositif de développement professionnel déployé auprès de quatre éducatrices en centre de la petite enfance (CPE) travaillant auprès d’enfants issus de milieux vulnérables sur le plan socioéconomique. Étalé sur une période de trois mois, ce séminaire comprend une formation de trois heures à laquelle s’ajoutent six rencontres de co-intervention orthophoniste-éducatrice dans les groupes, chacune suivie d’une séance de rétroaction et de périodes de réinvestissement dans le quotidien de l’éducatrice. L’auteure présente ensuite la mise en œuvre de la démarche au regard de l’expérience vécue par les éducatrices. Enfin, les effets sur les nouvelles connaissances et habiletés des éducatrices et sur leurs pratiques de soutien du développement langagier sont abordés.

 

Cette revue de littérature se penche sur les pratiques de transition et de collaboration déployées entre les différents acteurs (enfants, parents, personnel enseignant et éducateur, etc.) afin d’assurer une continuité dans les expériences vécues par les enfants en début de scolarité. Les auteures donnent d’abord une signification en temps de non-pandémie de la notion de transition et des pratiques qui s’y rapportent lors de l’entrée à l’école des enfants. Elles mettent ensuite en perspective ces résultats par rapport au contexte de la pandémie de la COVID-19, en le considérant comme une source de possibles risques, mais aussi d’occasions permettant la mise en place de pratiques novatrices de collaboration entre l’école et la famille.

 

Au Canada, les systèmes de services de garde relèvent des gouvernements des provinces et des territoires, créant ainsi de grandes différences à travers le pays et, conséquemment, des inégalités dans l’accès à des services de garde de qualité. Le gouvernement fédéral envisage l’idée d’un système canadien de services de garde inspiré du modèle québécois. Un survol de la situation à l’échelle du pays démontre que le Québec se distingue par un taux plus élevé d’enfants fréquentant des services de garde. Le système québécois a également favorisé la participation des mères au marché du travail. Si la qualité des CPE est soulignée, celle des autres services de garde fréquentés par la majorité des enfants, surtout ceux issus de milieux défavorisés, demeure inégale. Pour la mise sur pied d’un système pancanadien, il importe de prendre en compte tant les réussites que les lacunes du système québécois. Les services fournis doivent être inclusifs, suffisamment financés pour être abordables, et ils doivent respecter des critères de qualité éducative.

 

Cette étude est un volet d’un projet de recherche visant à améliorer la qualité de l’inclusion des enfants qui ont des incapacités dans les services éducatifs et de garde à l’enfance au Canada. Les garderies, qui ont participé volontairement à l’étude (= 67 dans cinq provinces soit la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique), avaient une longue feuille de route en matière d’inclusion. Les garderies ont généralement obtenu de meilleurs résultats sur les dimensions reliées aux interactions enfants-personnel éducateur, à la structure du programme et aux relations parents-personnel. Les résultats les plus faibles concernent l’appui du conseil d’administration ou du comité consultatif de parents, l’équipement et l’environnement physique ainsi que la formation du personnel éducateur. Les auteures soulignent que le leadership du personnel de direction a une influence considérable sur l’attitude, l’ouverture et l’efficacité du personnel concernant l’inclusion des enfants ayant des incapacités. Parmi leurs nombreuses recommandations, elles indiquent notamment que l’expression « enfants ayant des incapacités » est celle qui devrait être utilisée.

 

Aux États-Unis, les services de garde en milieu familial représentent la forme la plus fréquente de mode de garde non parentale pour les enfants de moins de 5 ans. Les personnes responsables d’un service de garde en milieu familial accueillent surtout des enfants issus de familles vivant dans la pauvreté, issus de l’immigration récente ou dont les parents travaillent à des heures atypiques. Or, durant la dernière décennie, la disponibilité de ces services a diminué substantiellement. Les auteures de cette revue de littérature exposent les raisons de cette diminution et élaborent un modèle conceptuel de la dynamique des effectifs des services de garde en milieu familial, car c’est la combinaison de plusieurs facteurs qui poussent à la fermeture des milieux de garde. Les résultats indiquent qu’il y a plusieurs éléments qui expliquent cette tendance, notamment la rentabilité et les revenus du service de garde, les conditions de travail et l’expérience des prestataires dans le domaine de la petite enfance.

 

Entre 2013 et 2018, le système d’éducation à la petite enfance finlandais s’est transformé sur les plans de la législation, du curriculum et des prérequis exigés du personnel éducateur et des gestionnaires de services de garde. La Finlande suit la tendance mondiale et s’oriente vers une approche d’éducation plutôt que de soins dans le domaine de la petite enfance. Cet article analyse la compréhension et l’application des nouvelles politiques éducatives par les gestionnaires des services de garde. Les données proviennent des réponses de 41 gestionnaires à un sondage comportant trois questions ouvertes. Le cadre analytique s’inspire des modèles de changement éducationnel et du capital humain dans le leadership pédagogique. Les résultats indiquent que les gestionnaires sont en mesure de comprendre et de gérer le nouveau curriculum, mais qu’un soutien plus systématique avec des outils aidant à son implantation est nécessaire.

 

Au cours de son développement, un enfant acquiert des compétences d’autorégulation qui lui permettent de contrôler son attention, ses pensées, ses émotions et ses comportements. Cette étude finlandaise, menée dans deux services de garde, compare les progrès en matière de compétences d’autorégulation d’un groupe témoin à ceux d’un groupe d’enfants qui participent au programme d’intervention Kids’ Skills (= 28). Ce programme repose sur la prémisse que les enfants n’ont pas de problèmes d’autorégulation, mais que ces compétences ne sont pas toujours nécessairement acquises. Son objectif est d’améliorer l’autorégulation des enfants par la participation, ce qui favorise l’apprentissage de la responsabilité et l’identification de leurs forces. Ce programme permet de proposer des solutions adaptées aux besoins de l’enfant pour améliorer ses compétences d’autorégulation. Après dix semaines d’intervention, les compétences des enfants ayant suivi le programme ont augmenté de manière significative par rapport au groupe témoin. Il en est de même en ce qui concerne l’engagement du personnel éducateur envers les enfants dans le groupe d’intervention.

 

En Finlande, des groupes d’enfants âgés de 3 à 6 ans ont été observés dans diverses situations de jeux en services de garde grâce à des enregistrements vidéo. L’objectif était de comprendre comment les enfants étaient inclus ou exclus des groupes de jeu. Plusieurs stratégies d’intégration ont été relevées chez les enfants : observer le groupe de loin sans trop s’imposer, utiliser la communication non verbale, veiller à ne pas critiquer les jeux et les actions des autres enfants ou encore démontrer de l’enthousiasme. À l’inverse, les enfants cherchant l’aide des adultes ou dénonçant le comportement des autres, ceux faisant preuve de mauvaises compétences émotionnelles ou ayant un comportement dominant sont plus susceptibles d’être exclus des groupes de jeux. L’enjeu principal pour les adultes est d’aider les enfants à développer une intelligence émotionnelle et de leur fournir un espace sécuritaire propice à l’apprentissage et au développement de ces compétences afin qu’ils réussissent à bien s’intégrer dans les groupes de jeux des autres enfants.

 

Publié dans la revue Early Years, cet article analyse les résultats de deux études suédoises portant sur l’intégration des méthodes artistiques dans l’enseignement des sciences au préscolaire, soit l’approche STIAM combinant l’apprentissage des sciences, des technologies, de l’ingénierie, de l’art et des mathématiques. Une première étude examine la compréhension qu’a le personnel éducateur du curriculum et la manière dont il est appliqué. La seconde étude se concentre sur les stratégies adoptées par les enfants lors de l’utilisation des technologies dans des ateliers d’arts. En analysant, d’une part, la perspective du personnel éducateur et, d’autre part, celle des enfants, les auteures de cet article veulent mettre en évidence la façon dont les arts peuvent bonifier l’enseignement des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques et ainsi contribuer à une meilleure compréhension des intérêts et des connaissances des enfants dans ce domaine.

 

Dans une perspective féministe, les auteures de cette étude analysent d’abord les politiques irlandaises en matière d’éducation à la petite enfance entre 2005 et 2018. Dans un deuxième temps, elles examinent les données d’une enquête nationale concernant 104 personnes qui travaillent dans ce secteur et elles interrogent 11 d’entre elles pour mieux comprendre les enjeux liés aux conditions de travail et à la rémunération. Les résultats montrent que les réformes successives en Irlande, qui devaient conduire à la professionnalisation des métiers en éducation à la petite enfance, ont mené à l’instauration de systèmes de gestion de la performance et d’inspections ainsi qu’à des demandes répétées pour une accréditation accrue, tout en maintenant la vulnérabilité et la précarité du personnel. Les auteures relèvent que les perceptions du public à l’égard du personnel éducateur, souvent liées à des images stéréotypées telles que la « mère de substitution », affaiblissent considérablement leur statut par rapport à la rémunération et aux conditions de travail.

 

Cette étude examine comment le personnel éducateur fait la promotion de la santé dans les services éducatifs à l’enfance dans des milieux très défavorisés du Royaume-Uni. Dans le cadre de cette recherche, le Child Health Promotion: A Toolkit for Early Childhood Education and Care Practitioners, qui contient un programme en cinq étapes, est utilisé pour élaborer et implanter des activités promotionnelles de la santé. Les auteurs constatent que le programme permet au personnel éducateur de réfléchir sur ses propres connaissances en la matière, l’encourage à travailler avec les parents et lui fait prendre conscience de l’importance de la routine pour les enfants. D’autres études devront être réalisées dans des environnements de travail où le personnel éducateur ne dispose pas d’autant de temps, de connaissances ou de leadership dans le domaine de la santé.

 

Au cours des trente dernières années, notre compréhension de l’apprentissage des sciences au cours de la petite enfance s’est améliorée de façon exponentielle, et ce, surtout pour les enfants âgés de 3 à 6 ans. Cependant, notre compréhension de l’apprentissage des sciences chez les enfants de moins de 3 ans est plus limitée. Cet article présente une revue de la littérature sur le sujet en incluant aussi ce groupe d’âge moins étudié. Les résultats montrent que la recherche empirique sur la formation des concepts scientifiques au cours des premières années de la vie s’est principalement concentrée sur les enfants âgés de 3 à 6 ans. Le manque de compréhension empirique sur la formation du concept scientifique chez les enfants de moins de 3 ans ainsi que le besoin de poursuivre les recherches sur l’apprentissage des sciences durant la période de la petite enfance sont mis en évidence dans cet article.

 

Une recherche publiée par Settlement Services International, une organisation communautaire qui vient en aide aux personnes récemment arrivées en Australie, propose des moyens pour améliorer l’accès à l’éducation à la petite enfance pour les enfants issus de divers milieux culturels et linguistiques. En s’appuyant sur les données de l’Australian Early Development Census, l’étude examine les trajectoires de développement des enfants et révèle que ceux issus de milieux culturels et linguistiques divers, qui n’ont pas fréquenté un service de garde éducatif à l’enfance, sont 1,8 fois plus susceptibles d’être vulnérables sur le plan développemental au moment de leur entrée à l’école que les autres enfants. Ils sont également moins susceptibles de fréquenter un service de garde éducatif que les autres enfants.

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Intimidation

 

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Dernière mise à jour :
30 juin 2021