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Centres de la petite enfance et garderies

 
Être bien vacciné, un atout pour la santé du personnel et des stagiaires en service de garde


Par Diane Lambert, Direction de la santé publique de Laval

1re partie

ul doute que les services de garde, en raison du nombre de personnes présentes, de leur jeune âge, de leur comportement et de la nature des contacts, constituent un milieu propice à la transmission des infections. Pour y travailler de façon sécuritaire, il faut appliquer plusieurs mesures préventives de façon continue. La vaccination est l'une des plus efficaces de ces mesures.

En plus de protéger la personne qui se fait immuniser, la vaccination protège aussi les personnes de son entourage – sa famille, les enfants et le personnel du milieu de garde – qui ne sont pas vaccinées pour diverses raisons (trop jeune âge, contre-indications médicales...). De nos jours, on peut prévenir de plus en plus de maladies par la vaccination. Depuis quelques années, plusieurs nouveaux vaccins ont été homologués et permettent de prévenir des maladies graves et de sauver des vies.

Nous aborderons ici la question des vaccins pour adultes. Ce premier article traite des vaccins les plus courants, plus spécialement du vaccin contre la rubéole et contre la varicelle. Dans un prochain numéro de Bye-bye les microbes, nous parlerons d'autres vaccins.

De quel vaccin ai-je besoin ?

Tout d'abord, comme tous les adultes, ceux qui travaillent en service de garde devraient être vaccinés contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole, la rubéole et les oreillons. Ce sont les vaccins dits « de base ».

La rubéole

Il importe d'attirer l'attention sur le vaccin contre la rubéole. Une étude récente réalisée auprès des travailleuses en service de garde de la région de Montréal a montré que 10 % d'entre elles n'ont pas d'anticorps contre la rubéole. Elles pourraient donc contracter cette maladie.

Peu de symptômes se manifestent chez un enfant ou un adulte en bonne santé. Chez une femme enceinte, la rubéole risque toutefois de causer de sérieuses malformations congénitales au fœtus. Plusieurs travailleuses en milieu de garde sont en âge d'avoir des enfants, d'où l'importance pour elles de s'assurer qu'elles sont protégées contre la rubéole. Une preuve de vaccination antérieure ou un résultat de sérologie attestant la présence d'anticorps confirme cette protection.

En plus des travailleuses, plusieurs mamans enceintes se présentent au service de garde tous les jours. La vaccination contre la rubéole protège la personne immunisée et les autres femmes enceintes.

La varicelle

La varicelle est une maladie très contagieuse causée par un virus, qui se manifeste par une éruption cutanée généralisée accompagnée de fortes démangeaisons et de fièvre. Elle est beaucoup plus grave chez les adolescents et les adultes, en raison des complications plus fréquentes. Maladie très répandue en Amérique du Nord, la varicelle l'est beaucoup moins dans les pays de la zone tropicale. Si elles n'ont jamais eu la varicelle, les personnes récemment immigrées au Canada pourraient la contracter.

Les éclosions de varicelle sont fréquentes en service de garde. Le vaccin est recommandé aux travailleuses (ou stagiaires) qui n'auraient pas déjà eu la varicelle. Chez les adultes, ce vaccin s'administre en deux doses. Si vous ne vous souvenez pas d'avoir déjà eu la varicelle, informez-vous auprès de votre médecin ou de votre CLSC au sujet d'une possible vaccination. On recommande souvent aux adultes qui souhaitent se faire vacciner contre la varicelle de faire faire auparavant une prise de sang pour vérifier s'ils en ont les anticorps.

Où se faire vacciner ?

Pour savoir si vous avez reçu tous les vaccins recommandés, consultez votre médecin ou votre CLSC en ayant en main votre carnet de vaccination. Le professionnel consulté pourra vous dire si votre vaccination est complète ou la compléter, la cas échéant. Les stagiaires en milieu de garde devraient mettre à jour leur statut vaccinal avant le début de leur stage. L'établissement d'enseignement a la responsabilité d'inviter les stagiaires à faire évaluer et mettre à jour leur immunisation au CLSC ou chez leur médecin.

Dernière mise à jour :
30 avril 2009