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Plan d'action gouvernemental 2010-2015 - Introduction

Plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance
envers les personnes aînées


Table des matières




Message du premier ministre


Premier ministre Jean Charest

Le vieillissement de la population représente un défi majeur pour le Québec. Presque tous les pays développés connaissent une croissance rapide du nombre d’aînés. Au Québec, toutefois, ce vieillissement est un des plus rapides du monde, parce qu’il a coïncidé avec des décennies de très faible natalité. Ce vieillissement est aussi le fait d’un grand progrès : l’amélioration des conditions de vie qui permettent à un grand nombre de citoyens d’avancer en âge en demeurant en bonne santé. L’enjeu pour nous consiste à savoir faire une place à ces aînés, à trouver comment profiter de leur riche expérience, et à savoir prendre soin de ceux qui ont besoin d’aide et qui perdent leur autonomie.

Notre gouvernement a exprimé cette priorité accordée aux aînés en nommant pour la première fois une ministre qui se consacre entièrement aux questions qui les concernent. Dans cette foulée, plusieurs actions ont été accomplies, notamment l’attribution d’une aide aux municipalités pour adapter les politiques et les services qui leur sont destinés, un soutien accru offert aux organismes communautaires voués aux personnes aînées, ou encore la création du Fonds de soutien aux proches aidants qui accompagnent un parent vieillissant.

Le Plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées est une autre disposition d’importance prise par notre gouvernement en vue de favoriser le mieux-être des aînés et de prévenir la perpétration d’abus à leur égard.

Ce plan cherchera à déclencher une prise de conscience sur le respect et la reconnaissance qui sont dus à ceux qui ont bâti notre société. Il rassemble dans une initiative commune plusieurs ministères et organismes publics. Il fait appel à la population en général et à l’engagement individuel et collectif afin d’assurer à nos aînés des environnements sécurisants et exempts de toute forme de maltraitance.

C’est un pas important vers un Québec meilleur, encore plus respectueux de ses bâtisseurs et de la dignité des personnes.

Jean Charest
Premier ministre du Québec

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Message de la ministre


Ministre Marguerite Blais

À l’automne 2007, j’avais l’honneur de coprésider une consultation publique sur les conditions de vie des aînés du Québec. Plus de 4 000 personnes ont témoigné de l’existence de la maltraitance envers les aînés ainsi que de la souffrance engendrée chez celles et ceux qui la vivent. J’ai ainsi été sensibilisée aux différents visages que peut prendre ce phénomène.

Devant la réticence à dénoncer et le mutisme qui continue trop souvent d’entourer les actes de maltraitance, il importe de rappeler leur caractère inadmissible. Il est de toute première importance de sensibiliser l’ensemble de la population à cet égard et de se doter de mécanismes qui permettront d’intervenir plus efficacement afin de soutenir un plus grand nombre de personnes aînées.

Au cours des trente dernières années, le gouvernement du Québec a mis en place différentes politiques et mesures visant à contrer la violence envers les femmes, les jeunes et les enfants. Le Plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées 2010-2015 s’inscrit dans la même lignée. Il témoigne de notre volonté de promouvoir l’égalité entre les personnes de tous les âges, peu importe leur condition.

D’une durée de cinq ans, ce plan cible toutes les personnes aînées, qu’elles soient autonomes et en bonne santé ou vulnérables et en perte d’autonomie. Il démontre la détermination avec laquelle notre gouvernement s’est engagé à accroître la qualité de vie des aînés et à stimuler leur pleine participation à notre société.

Je vous encourage à vous approprier les objectifs de ce plan d’action, dont le succès repose sur la mise en commun des efforts de tous et chacun. De mon côté, je m’engage résolument à tracer la voie.

Marguerite Blais
Ministre responsable des Aînés

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Remerciements

Les ministères et organismes suivants ont contribué à la production de ce plan d’action gouvernemental ainsi qu’à la définition et à l’élaboration des mesures qui y sont proposées :

  • Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse
  • Curateur public du Québec
  • Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport
  • Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles
  • Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
  • Ministère de la Justice du Québec
  • Ministère de la Santé et des Services sociaux
  • Ministère de la Sécurité publique
  • Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire
  • Office des personnes handicapées du Québec
  • Secrétariat aux affaires autochtones
  • Société d’habitation du Québec

Les personnes suivantes ont participé, à titre d’experts, à l’élaboration du chapitre consacré à l’état des connaissances sur la maltraitance envers les personnes aînées et à l’idéation de mesures contenues dans ce plan d’action :

Mme Marie Beaulieu, Ph.D.
Professeure et chercheure
Département de travail social, Université de Sherbrooke
Centre de recherche sur le vieillissement,
Centre de santé et de services sociaux de l’Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke

Mme Maxine Lithwick
Conseillère-cadre,
Clinique Perte d’autonomie liée au vieillissement
Centre de santé et de services sociaux Ahuntsic et Montréal-Nord

Mme Denise Proulx
Coordonnatrice
Table de concertation « Abus auprès des aînés » de la Mauricie

M. Yvon Riendeau
Gérontologue social et sexologue
Agent de formation en centre local de santé communautaire,
en centre d’hébergement et de soins de longue durée,
en centre hospitalier et en office municipal d’habitation
Chargé de cours, Université du Québec à Montréal

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Introduction


Sur le plan international, le Québec représente, après le Japon, la société où la proportion de personnes aînées passera de 12 à 24 % dans le plus court laps de temps, soit 29 ans1. De 1986 à 2009, le groupe des personnes âgées de plus de 65 ans y est passé de 657 430 (9,8 %) à 1,2 million (14,9 %) d’individus alors qu’en 2031, il est prévu qu’il représentera 25,6 % de la collectivité québécoise, soit 2,3 millions de personnes2.

Dès 1982, le Québec participait, à Vienne, à la première Assemblée mondiale sur le vieillissement organisée par l’Organisation des Nations unies. Un plan d’action international sur le vieillissement a alors été adopté dans lequel on retrouve une orientation quant aux mesures à prendre pour garantir les droits des personnes âgées, dans le cadre des droits proclamés dans les pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme. En avril 2002, dans le but d’approfondir sa réflexion sur le contexte démographique inédit, le Québec prenait part à la deuxième Assemblée mondiale des Nations unies sur le vieillissement. Les représentants des différents pays participants se sont alors penchés sur les défis posés par les profondes transformations démographiques mondiales. À l’issue de cette rencontre, les délégués ont adopté unanimement le Plan d’action international de Madrid sur le vieillissement3. Ce plan d’action a pour but de faire en sorte que chacun puisse vieillir dans la sécurité et la dignité et participer à la vie de sa collectivité en tant que citoyenne ou citoyen disposant de tous ses droits.

Guidé par ces recommandations, le Québec a entrepris divers travaux de réflexion. Le forum des générations de 2004, la consultation de 2005 et le rapport Une pleine participation des aînés au développement du Québec afin de construire un Québec pour tous les âges4 ainsi que la consultation publique sur les conditions de vie des aînés de 2007 et son rapport Préparons l’avenir avec nos aînés 5 ont contribué à orienter l’action gouvernementale québécoise. Toutes ces actions témoignent de la volonté du gouvernement de se doter d’une vision en matière de vieillissement actif.

Parmi les enjeux fréquemment soulevés lors de ces travaux est ressortie la nécessité de lutter d’une manière plus efficiente contre le phénomène de la maltraitance, c’est-à-dire, de lutter contre les diverses formes de violence, d’abus, d’exploitation, de négligence ou de mauvais traitements envers les aînés.

À la suite du mandat que lui a confié le Conseil des ministres, la ministre responsable des Aînés, Mme Marguerite Blais, a entrepris l’élaboration d’un plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées. Ce plan d’action reflète la préoccupation du gouvernement en ce qui a trait au vieillissement de la population et aux enjeux qu’il suscite. Afin de le définir, une compréhension de la maltraitance faite aux aînés a tout d’abord été établie et des mesures concrètes ont été élaborées. Pour ce faire, treize ministères et organismes ainsi que plusieurs experts ont été mis à contribution. Le plan d’action se divise en deux parties : la première fait état de la maltraitance envers les personnes aînées et la seconde rassemble les actions que le gouvernement entend prendre afin de contribuer à la contrer.

Il ressort d’entrée de jeu que la maltraitance faite aux personnes aînées est peu connue ou reconnue, qu’elle prend diverses formes et touche plusieurs types de personnes. Plusieurs actions visent déjà à la prévenir, à la dépister et à intervenir. Il apparaît toutefois nécessaire de renforcer la cohérence des actions et la concertation entre les partenaires concernés.

Production
Ministère de la Famille et des Aînés

ISBN 978-2-550-59125-2 (imprimé)
ISBN 978-2-550-59124-5 (PDF)

Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2010
Bibliothèque et Archives Canada, 2010
© Gouvernement du Québec

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Dernière mise à jour :
31 août 2016