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En famille... ou autrement

Illustration du bulletin Quelle famille?

Automne 2013, numéro 1


Évolution et portrait récent de la situation des personnes par rapport à la famille

En continuité avec la publication Un portrait statistique des familles au Québec auparavant produite par le ministère de la Famille, le présent bulletin fait état, dans un format renouvelé, de données sur les familles et les personnes qui les composent. Il est le premier d’une série de documents visant la diffusion d’une information récente faisant ressortir les caractéristiques, les réalités diverses, les phénomènes émergents et certaines tendances lourdes liées aux familles d’aujourd’hui. Chaque bulletin s’accompagne d’une bibliographie sélective et d’une liste de tableaux et de figures disponibles sur demande, pour tout lecteur souhaitant obtenir les données dans la forme où elles étaient publiées antérieurement. En situant l’ensemble des individus par rapport à la famille, le présent bulletin met la table pour les suivants, qui porteront plus précisément sur les familles et leurs membres.

Dans ce numéro, vous trouverez des réponses à des questions telles les suivantes : combien de personnes vivent dans une famille au Québec et comment la situation a-t-elle évolué au cours des 60 dernières années? Quelles sont les disparités régionales à cet égard? Combien de personnes vivent seules, combien vivent en colocation?

Les données étant issues du recensement canadien de 2011, il importe de considérer le cadre de référence employé par Statistique Canada, qui sous-tend les univers de population. Selon la catégorisation employée, les personnes sont liées à des ménages et à des logements, privés ou collectifs. Elles sont, à certaines conditions, considérées comme faisant partie ou non d’une famille. Par exemple, une famille, au sens de Statistique Canada, n’implique pas nécessairement la présence d’enfants, et ne sont comptabilisés comme enfants que ceux qui résident au domicile familial et répondent à certains critères. La définition complète des notions employées se trouve en fin de bulletin. Finalement, notons que toutes les données mentionnées dans le texte ne sont pas nécessairement présentées dans les tableaux et figures.


Table des matières

Note : Les données présentées dans ce bulletin sont exclusivement issues du questionnaire court obligatoire du Recensement du Canada de 2011. Elles ne sont pas concernées par les mises en garde associées à la qualité et à la comparabilité des données issues de l’Enquête nationale auprès des ménages, qui a remplacé en 2011 le questionnaire long du recensement de Statistique Canada.


1. Les dernières décennies

En 2011, 7 903 000 personnes ont été recensées au Québec (tableau 1 et figure 1). De ce nombre, la presque totalité, soit 97,8 %, réside dans un ménage privé.

Un ménage privé correspond à une personne ou à un groupe de personnes (autres que des résidents étrangers) occupant un logement privé et n’ayant pas de domicile habituel ailleurs au Canada. Il peut s’agir de personnes vivant dans une famille, vivant seules ou vivant avec d’autres personnes, apparentées ou non.

La proportion de personnes vivant dans un ménage privé n’a que très légèrement fluctué au cours des dernières décennies, se maintenant toujours au-dessus de 95 %. C’est en 1956 que l’on observe « la plus faible » proportion de personnes vivant dans un ménage privé, quoique celle-ci demeure importante (95,8 %). À ce moment, 4,2 % de la population du Québec réside dans un ménage collectif ou autre1, tel que défini par Statistique Canada.


TABLEAU 1
- Évolution de la population totale, de la population des ménages privés, collectifs ou autres, et du nombre et de la proportion de personnes vivant dans les familles ou hors famille, Québec, 1951-2011


La proportion de personnes vivant dans un ménage collectif a progressivement baissé à partir des années 1960 et jusque dans les années 1990. Il est tentant de voir dans cette diminution la marque de la jeunesse qui caractérisait alors la population du Québec – une conséquence du baby-boom –, puisque plusieurs types de ménages dits collectifs offrent des services utilisés principalement par des personnes aînées. Elle pourrait également s’expliquer par le mouvement de désinstitutionnalisation, qui s’est amorcé au Québec au début des années 1980 (Charpentier, 2002).

Depuis 1996, la proportion de population des ménages collectifs ou autres tend à augmenter légèrement de recensement en recensement. Elle se chiffre, en 2011, à 2,2 %.

L’expression « ménage collectif » renvoie à des institutions très diverses, allant des résidences pour personnes âgées aux établissements correctionnels et pénitentiaires, en passant par les bases militaires et les hôtels, bien que les établissements de soins de santé en représentent la part la plus importante.

Si on peut affirmer qu’historiquement, « ce n’était qu’à travers la famille [traditionnelle] que l’individu avait le droit d’appartenir à la société environnante » (Wrigley, 1977, cité par Beaujot, 1979), il en va autrement aujourd’hui. Au cours des dernières décennies, d’importants changements sont survenus à cet égard. En 1951, une personne sur 13 demeurait hors famille, ce qui équivalait à 7,6 % de la population totale. Cette proportion a augmenté de plus de 11 points de pourcentage au cours des 60 dernières années, de sorte qu’en 2011, la vie hors famille est le fait de plus d’une personne sur 6 au Québec (18,8 %). Le vieillissement de la population et l’accroissement de l’instabilité conjugale observé d’une génération à l’autre au cours des dernières décennies (Le Bourdais et Lapierre-Adamcyk, 2007) ont très certainement concouru à renforcer le phénomène. Cela dit, vivre dans une famille demeure la situation la plus largement répandue dans la population totale : en 2011, 79,0 % de la population du Québec vit dans une famille, par rapport à 89,0 % il y a 60 ans2.


FIGURE 1
- Situation des personnes vivant dans les ménages et les familles de recensement ou hors famille, Québec, 20111


Population totale : 7 903 000, 100,0 %

  • Personnes vivant dans les ménages privés : 7 73  830, 97,8 %
    • Personnes vivant dans une famille : 6 243 545, 79,0 %
      • Vivant dans une famille avec enfants : 4 382 765, 55,5 %
      • Vivant dans une famille sans enfant à la maison : 1 860 780, 23,5 %
    • Personnes ne vivant pas dans une famille (hors famille) : 1 489 285, 18,8 %
      • Vivant avec des personnes apparentées : 145 795, 1,8 %
      • Vivant avec des personnes non apparentées : 249 085, 3,2 %
      • Vivant seules : 1 094 410, 13,8 %
  • Personnes vivant dans les ménages collectifs : 169 065, 2,1 %
    • Personnes vivant dans des établissements de soins de santé et établissements connexes : 138 760, 1,8 %
    • Personnes vivant dans des établissements correctionnels et pénitentiaires, dans des refuges, foyers collectifs pour enfants et adolescents, dans des logements collectifs offrant des services, dans des établissements religieux ou autres : 30 305, 0,4 %
  • Ménages autres (personnes dans les ménages résidant à l’extérieur du Canada)2 : 1 105, 0,01 %
  1. Se référer à la notion de « ménage privé ».
  2. Personnes, ainsi que leur famille, travaillant pour le gouvernement canadien à l’étranger. Cette population, bien qu’elle travaille et réside temporairement à l’étranger, se voit attribuer une province de résidence par Statistique Canada au moment du recensement.

Source : Statistique Canada, Recensement du Canada de 2011, compilation effectuée par le ministère de la Famille à partir des données des tableaux A1 et A6 de la commande spéciale CO-1344.


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2. Un portrait en 2011

2.1 La population vivant dans les ménages privés


La figure 1 le montre bien : la presque totalité de la population au Québec vit dans un ménage privé. La présente section porte exclusivement sur les personnes qui vivent dans ce type de ménage.

En 2011, les 7 732 830 personnes recensées dans un ménage privé se répartissent ainsi : 56,7 % dans une famille avec enfants, 24,1 % dans une famille sans enfant et 19,3 % vivant hors famille (tableau 2).

2.1.1 En famille…


Les personnes dénombrées dans une famille avec enfants peuvent avoir le statut de conjoints ou conjointes, de parents seuls ou d’enfants vivant toujours à la maison avec leurs parents. On a déjà dit que cette situation était celle de plus de la moitié des personnes rattachées à un ménage privé (56,7 %). Par rapport à 2006, le nombre de personnes vivant dans une famille avec enfants a augmenté, passant de 4 356 130 à 4 382 7653. Malgré cette hausse, leur importance relative, elle, a décru de 2,2 points de pourcentage.

D’importantes disparités apparaissent à cet égard sur le plan régional, conséquence notamment de la structure par âge de chacune des régions. En Mauricie, où la population est parmi les plus âgées au Québec (Institut de la statistique du Québec, 2013), la proportion de personnes vivant dans une famille avec enfants est la plus faible (49,4 %). En contrepartie, elle est plus importante à Laval (65,4 %) et dans Lanaudière (60,3 %), et culmine dans la région du Nord-du-Québec – « de loin, la plus jeune région du Québec » (Institut de la statistique du Québec, 2013) –, où 3 personnes sur 4 évoluent au sein d’une famille (75,5 %).

Dans la catégorie des personnes vivant dans une famille avec enfants se trouve sans grande surprise la presque totalité des personnes d’âge mineur (99,1 %, voir tableau 2). Dès les premières années de la vingtaine, la proportion de personnes vivant dans une famille avec enfants chute rapidement, et concerne moins d’une personne sur 2 chez les 25-29 ans (46,3 %). Elle atteint un nouveau sommet, à près de 72 %, chez les 35-44 ans, pour ensuite amorcer un nouveau déclin et ne plus toucher qu’une personne sur 10 chez les 65-74 ans. Si la proportion remonte légèrement en fin de vie, on peut probablement y voir l’empreinte de la cohabitation intergénérationnelle; les âges les plus avancés étant associés à des besoins en soutien plus importants (Spira, 2011), ils sont plus susceptibles de donner lieu à ce type d’arrangements résidentiels.

Fait intéressant à noter sur le plan linguistique, la proportion de la population des ménages privés vivant dans une famille avec enfants est plus élevée chez les personnes d’expression anglaise (59,4 %) que chez celles d’expression française (54,5 %)4. La proportion la plus élevée figure chez les personnes déclarant qu’elles parlent le français et une langue non officielle à la maison (78,7 %). Notons que les volumes de personnes concernées par les différentes modalités de vie sont très variables d’une situation linguistique à l’autre.


TABLEAU 2
- Répartition en nombre et en pourcentage de la population des ménages privés vivant dans une famille avec ou sans enfants ou vivant hors famille, selon le groupe d’âge et certaines catégories d’âge, Québec, 2011


La proportion de population vivant dans une famille sans enfant à la  maison a quant à elle connu une légère hausse entre 2006 et 2011 (+ 1 point), de sorte que près du quart de la population des ménages privés (24,1 %) a le statut de conjoint sans enfant au dernier recensement. Notons que, suivant la définition de « famille de recensement » de Statistique Canada, on fait référence tant à des conjoints jeunes ou âgés qui ne sont pas parents qu’à des conjoints qui sont parents d’enfants ayant quitté le domicile. Il est plausible que l’augmentation du nombre et de la proportion de personnes vivant dans une famille sans enfant soit attribuable au vieillissement des baby-boomers, dont plusieurs ont eu leurs enfants jeunes et sont donc aujourd’hui nombreux à voir leurs enfants quitter le nid familial (Statistique Canada, 2012). Cette situation concerne effectivement un volume important de personnes âgées de 50 à 69 ans; parmi les conjoints sans enfant, une personne sur 2 a atteint la cinquantaine ou la soixantaine (976 180/1 860 780; 52,5 %).

Bien que cette modalité de vie soit la moins fréquente pour les 25-29 ans, ceux-ci présentent une proportion relativement élevée de conjoints sans enfant (26,6 %), pour des motifs vraisemblablement différents de ceux évoqués pour les 50-69 ans. En effet, ces âges coïncident avec une autre phase de vie, celle de l’« intégration domestique » (Kaufmann, cité par Lemieux, 2003), soit le moment où un jeune couple en vient à cohabiter. La concrétisation du projet d’enfant, qui survient souvent quelques années plus tard, s’exprime à travers la faible proportion de personnes vivant dans une famille sans enfant chez les 35-44 ans, soit 11,7 %. Ces chiffres tendent à confirmer que la venue d’un enfant est aujourd’hui l’aboutissement d’une suite séquentielle, qui ne doit idéalement survenir qu’une fois réalisées certaines étapes préalables : études – travail et argent – maison – enfant (Royer, 2009). Ainsi placé en fin de séquence, le projet « enfant » est plus sujet à subir les contrecoups des étapes précédentes; il est donc aussi le plus susceptible d’être repoussé.



FIGURE 2
- Proportion de la population des ménages privés vivant dans une famille avec ou sans enfants ou hors famille, aux différents âges de la vie, Québec, 2011 (format HTML)


Dans toutes les régions du Québec sans exception, la proportion de population vivant dans une famille avec ou sans enfants a décliné entre 2006 et 2011. Si elle demeure supérieure à la moyenne québécoise (80,7  %) dans 13 des 17 régions, cette proportion est moins élevée dans les régions urbanisées de la Capitale-Nationale (77,9 %) et de Montréal (74,2 %). Puisqu’elles concentrent d’importants volumes de population, ces deux régions abaissent la moyenne québécoise. Réunissant à elle seule plus de 476  000 personnes vivant hors famille, la région de Montréal arrive en tête de liste tant en ce qui a trait au nombre qu’à la proportion de personnes vivant hors famille dans un ménage privé (25,8 %). À l’opposé, la région du Nord-du-Québec se distingue par la faiblesse de cette proportion (11,0 %).

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2.1.2 … ou autrement


Les personnes hors famille comptent pour 19,3 % de la population des ménages privés. Si la hausse en points de pourcentage enregistrée entre 2006 et 2011 paraît faible (+ 1,3), il faut considérer que ce gain correspond à près de 157 000 personnes de plus qui vivent aujourd’hui hors famille au Québec. En 2011, 1 489 285 personnes ont été dénombrées hors famille parce qu’elles vivaient seules ou parce qu’elles ne formaient pas, avec les autres personnes du ménage, une famille de recensement.

La notion de famille étant très liée au lieu de résidence pour Statistique Canada, il faut savoir que la catégorie des personnes hors famille peut englober des personnes qui ont des enfants qui ne vivaient pas avec elles le jour du recensement.

Les personnes hors famille forment trois grands ensembles, dont un domine largement en importance : la population vivant seule (tableau 3). En effet, les personnes seules comptent pour près des trois quarts de la population hors famille (73,5 %); viennent ensuite celles vivant avec des personnes non apparentées (16,7 %), puis celles résidant avec des personnes apparentées (9,8 %). Ces trois catégories sont ici examinées plus en détail séparément.

a) Personnes vivant seules

Entre les recensements de 2006 et 2011, le nombre de personnes vivant seules a franchi le cap du million. Au dernier recensement, on a effectivement dénombré 1 094 410 personnes occupant seules un ménage privé, soit 114 000 de plus qu’en 2006, et 214 000 de plus qu’il y a 10 ans5. Tendance lourde des dernières décennies s’il en est, la multiplication des ménages de personnes seules s’explique notamment, au Québec, par les quatre facteurs suivants (Dagenais, 2006) :

  • la loi sur le divorce instaurée en 1968 par le gouvernement fédéral, qui a donné lieu à une hausse importante du taux de divorce;
  • l’affirmation des femmes et leur entrée massive sur le marché du travail;
  • le mouvement de la contre-culture, qui a fait apparaître de nouveaux modes de vie et a permis aux jeunes de s’affranchir des modèles existants;
  • la montée de l’individualisme.

Il faut savoir que de grandes variations surviennent aux différents âges de la vie. Avant la vingtaine, peu de personnes vivent seules; elles sont à peine plus de 5 000, au Québec, en 2011 (figure 3). À ces âges, on compte presque autant d’hommes que de femmes qui vivent en solo. Le seuil de la vingtaine franchi, le volume de personnes qui optent pour ce mode de vie croît de façon importante, et se masculinise; chez les 35-44 ans, près de 2 personnes seules sur 3 sont des hommes (64,0 %). Pour des raisons évoquées plus haut relativement à la catégorisation faite par Statistique Canada, les personnes qui ne vivent pas avec leur enfant le jour du recensement, n’étant pas comptées comme faisant partie d’une famille, peuvent donc être comptabilisées du côté des personnes seules. Conséquemment, il est fort probable qu’un nombre important de pères séparés ou divorcés gonflent l’effectif des hommes vivant seuls à ces âges, ceux-ci ayant moins souvent la garde de leurs enfants que les mères. Également, des personnes peuvent former un couple sans nécessairement cohabiter (Duchesne, 2005). Ces exemples rappellent que la solitude apparemment révélée par les chiffres ne se combine pas nécessairement à l’isolement social ou à un sentiment de solitude (Charbonneau, 2010). Il faut finalement se rappeler que vivre seul n’est pas une fin en soi, et constitue souvent une transition, à la suite par exemple d’une rupture d’union, de la fin d’une colocation ou du départ de la maison familiale.



FIGURE 3
- Répartition en nombre des personnes seules de 15 ans ou plus dans les ménages privés, aux différents âges de la vie, selon le sexe, Québec, 2011 (format HTML)


Par ailleurs, vivre seul est un phénomène que l’on associe souvent, et à juste titre, à la vieillesse et aux femmes. Leur espérance de vie étant plus élevée que celle des hommes, les femmes survivent plus souvent au décès de leur conjoint et sont conséquemment beaucoup plus nombreuses à faire l’expérience de la vie en solo. À partir de la cinquantaine, les personnes seules sont majoritairement des femmes. La proportion de femmes, parmi l’ensemble des personnes seules, passe de 53,1 % chez les 55-59 ans à 79,5 % chez les personnes les plus âgées (85 ans ou plus).

Si l’on considère l’ensemble des 65 ans ou plus, on constate que 7 personnes seules sur 10 sont des femmes, soit 241 955 parmi les 342 770. Nous retiendrons finalement que, tout féminin qu’il soit, le phénomène de la vie en solo ne concerne pas la majorité des 65 ans ou plus. En effet, cette situation est vécue par un peu plus d’une personne aînée sur 4 parmi celles résidant dans les ménages privés (342 770/1 128 820; 30,3 %), et bien que la proportion augmente avec l’âge, elle culmine chez les 85 ans ou plus, près d'une personne sur 2 vivant seule à cet âge.

D’un point de vue régional, les données sur les personnes qui vivent seules font écho à celles vues précédemment concernant la proportion de personnes vivant hors famille. La région de Montréal, qui rassemble près de 24,0 % de la population totale du Québec, réunit 30,4 % des personnes seules recensées. Ainsi, c’est sans grande surprise que la proportion la plus élevée de personnes seules est observée dans cette région (18,0 %). Suivent non loin derrière les régions de la Mauricie (17,2 %) et de la Capitale-Nationale (16,7 %), cela confirmant une association, déjà démontrée, entre la vie en solo et le mode de vie urbain (Dagenais, 2006). Le Nord-du-Québec se distingue encore, cette fois par la faiblesse du pourcentage que représentent les quelque 2 700 personnes vivant seules au sein de la population des ménages privés de cette région, soit 6,5 %.

Finalement, sur le plan linguistique, on remarque que, parmi les personnes vivant hors famille, les francophones (75,2 %) sont en proportion plus nombreux que les anglophones (71,7 %) à vivre seuls. De plus, le groupe linguistique déclarant parler une langue non officielle à la maison se distingue par un pourcentage particulièrement faible (51,4 %).

b) Personnes vivant avec des personnes non apparentées

La deuxième situation la plus répandue, en ce qui a trait à la vie hors famille, est celle de la cohabitation avec des personnes non apparentées. En 2011, on a dénombré un quart de million de personnes (tableau 3), en majorité des hommes, résidant avec des personnes qui n’étaient pas des membres de leur famille.

De l’ensemble de ces hommes et de ces femmes, 6 sur 10 vivaient en colocation ou avec un chambreur. Quelque 152 235 personnes ont en effet déclaré cette situation résidentielle au recensement de 20116. À leur sujet, on retiendra que :

  • la colocation telle que définie par Statistique Canada est un phénomène somme toute marginal qui touche moins de 2,0 % de la population recensée dans les ménages privés;
  • seules 1 365 personnes résidant avec un colocataire ou un chambreur étaient d’âge mineur;
  • chez les 20-29 ans qui vivent hors famille, près d’une personne sur 4 vit avec un colocataire ou un chambreur (23,8 %). Les plus grands volumes de personnes vivant en colocation se trouvent d’ailleurs à ces âges (56 785/152 235);
  • sans égard à l’âge, plus d’hommes que de femmes vivent avec un colocataire ou un chambreur (87 610 hommes, soit 57,5 % de l’ensemble des personnes vivant en colocation);
  • la surmasculinité observée demeure vraie pour tous les groupes d’âge, à l’exception des groupes extrêmes, dont les effectifs sont parmi les moins nombreux, soit les 0-19 ans (47,8 %), les 80-84 ans (48,4 %) et les 85 ans ou plus (37,0 %).

c) Personnes vivant avec des personnes apparentées

Vivre avec des personnes apparentées est la modalité la moins fréquemment observée chez les personnes vivant hors famille; en 2011, elle concerne 145 795 personnes, soit environ une personne sur 10 parmi celles vivant hors famille (tableau 3).

La population vivant avec des personnes apparentées renvoie aux ménages de deux personnes (ou plus) qui ont des liens familiaux sans toutefois former une famille de recensement. Par exemple, deux frères, ou encore des cousines, résidant dans un même ménage, sont recensés comme vivant avec des personnes apparentées.

En comparant les différents groupes linguistiques, on remarque une proportion beaucoup plus importante de personnes vivant avec des personnes apparentées parmi celles déclarant parler une langue non officielle (30,3 %) que chez les francophones (8,5 %) et les anglophones (9,2 %).



TABLEAU 3
- Répartition en nombre et en pourcentage de la population des ménages privés vivant hors famille, selon la modalité de vie et le groupe d’âge, Québec, 2011


Fait intéressant à tirer du tableau 3 : la presque totalité des quelque 7 900 enfants âgés de 14 ans ou moins vivant hors famille cohabite avec des personnes qui leur sont liées, mais qui ne sont pas leurs parents. Il s’agit de loin de la plus forte proportion observée pour un groupe d’âge. Entre 25 et 69 ans, moins d’une personne sur 10 est concernée par cette situation de vie. Cette dernière gagne à nouveau de l’importance chez les groupes de personnes plus âgées, de sorte que près d’une personne sur 5, parmi celles vivant hors famille et âgées de 90 ans ou plus, vit avec des personnes apparentées. On peut probablement y voir l’expression de solidarités familiales, mises à profit pour aider des enfants ou des personnes aînées dans le besoin, ceux-ci étant plus susceptibles, en raison de leur âge, d’être moins autonomes et de requérir des soins.

Mentionnons finalement qu’au sein des groupes d’âge jeunes, les hommes sont généralement un petit peu plus nombreux que les femmes à faire l’expérience de cette modalité de vie. Puis, chez les 50-54 ans, il y a presque parité. Finalement, des quelque 8 500 personnes âgées de 85 ans ou plus vivant avec des personnes apparentées, 8 sur 10 sont des femmes.

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2.2 La population vivant dans les ménages collectifs


En 2011, 169 060 personnes ont été recensées dans un ménage collectif, soit 2,1 % de la population du Québec (tableau 4)7. De ce nombre, plus de 8 personnes sur 10 (82,1 %) logent dans un établissement de soins de santé ou un établissement connexe (138 760/169 065). Vient ensuite, en importance, la catégorie regroupant des établissements de services, tels des hôtels, motels, maisons de chambres ou autres, qui accueillent plus de 10 000 personnes, un nombre à peu près équivalent à celui de l’effectif des congrégations religieuses. Les autres types de ménages collectifs (établissements correctionnels et pénitentiaires, foyers collectifs pour enfants et adolescents, refuges ou autres) rassemblent finalement 9 315 personnes.

Par rapport à 2006 (149 385 personnes), la population des ménages collectifs a augmenté de près de 20 000 personnes. Plusieurs lieux ayant une vocation plus ou moins directement destinée aux aînés (établissements de soins de santé, résidences pour personnes âgées, etc.), il faut vraisemblablement voir dans cette augmentation la marque du vieillissement de la population. Tandis que le nombre de personnes en ménages collectifs a crû de 13,2 % entre 2006 et 2011, le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus vivant dans un tel ménage a fait un bond de 24,9 %, l’effectif des autres catégories d’âge ayant, lui, diminué. Autre fait à retenir, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à loger dans un ménage collectif. En 2011, elles représentent près des deux tiers de l’ensemble (62,7 %), sans égard à l’âge observé. La présence des femmes est particulièrement marquée aux âges avancés, ce que l’on doit une fois de plus lier à leur espérance de vie plus grande que celle des hommes. Chez les 65-74 ans, elles comptent pour 58,0 % de l’effectif, et cette proportion atteint 77,3 % chez les 85 ans ou plus.

En tout, on dénombre 128 865 personnes de 65 ans ou plus au sein des ménages collectifs; elles en constituent ainsi la vaste majorité (76,2 %), ce qui n’a pas de quoi surprendre en raison, d’une part, et comme mentionné plus haut, de la vocation de nombre de ces lieux et, d’autre part, de chances accrues de recourir à des ressources d’hébergement aux âges les plus avancés (Charpentier, 2002).


TABLEAU 4
- Répartition en nombre et en pourcentage de la population vivant dans les ménages collectifs, selon le groupe d’âge et le sexe, et proportion de femmes de chacun des groupes d’âge, Québec, 2011


C’est au Bas-Saint-Laurent (3,8 %) et en Mauricie (3,1 %) que les personnes dans les ménages collectifs représentent les proportions les plus élevées de la population régionale. À l’opposé, les régions de l’Outaouais (1,3 %) et de Lanaudière (1,4 %) se distinguent par des proportions faibles, mais c’est dans le Nord-du-Québec que les personnes des ménages collectifs sont à la fois les moins importantes en nombre (210 personnes) et en proportion (0,5 %). Si la proportion de personnes vivant dans un ménage collectif est très associée à la structure par âge de chacune des régions, il faut retenir qu’elle peut également fluctuer en fonction de l’offre régionale de services.

En résumé

Des 7 903 000 personnes recensées au Québec en 2011, la presque totalité est rattachée à un ménage privé, tandis que seule une personne sur 50 loge dans un ménage collectif (2,1 %). La famille demeure le cadre de vie de près de 8 personnes sur 10 (79,0 %), par rapport à 9 sur 10 il y a 60 ans (89,0 %). Dans les ménages privés, on compte toujours davantage de personnes vivant dans une famille avec enfants (4 382 765; 56,7 %) que sans enfant (1 860 780; 24,1 %), et la proportion de personnes vivant dans une famille sans enfant est plus élevée chez les francophones (25,7 %) que chez les anglophones (20,2 %) de la province. Plus d’un million de personnes vivent seules au Québec en 2011, et celles-ci représentent près des trois quarts des personnes vivant hors famille (73,5 %). Les autres résident avec des personnes non apparentées (16,7 %), principalement des colocataires, ou avec des personnes apparentées (9,8 %).

Bibliographie

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CHARBONNEAU, Johanne (2010). « La vie sociale des solos : entre la solitude et l’hypersociabilité », dans CHARBONNEAU, Johanne, Annick GERMAIN et Marc MOLGAT (dir.). Vivre seul : un nouveau mode de vie?, Québec, Presses de l’Université Laval, p. 113-133.

CHARPENTIER, Michèle (2002). Priver ou privatiser la vieillesse? Entre le domicile à tout prix et le placement à aucun prix, Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec, Québec, 206 p.

DAGENAIS, Hélène (2006). Les ménages d’une seule personne et le logement au Québec : étude réalisée pour la Société d’habitation du Québec, Gouvernement du Québec, Québec, 106 p.

DUCHESNE, Louis et Feryaz KILIC (2005). « Les couples non cohabitants », Données sociodémographiques en bref, volume 10, numéro 1 (octobre), p. 4-5.

INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC (2013). Panorama des régions du Québec : édition 2013, Gouvernement du Québec, 189 p.

LE BOURDAIS, Céline et Évelyne LAPIERRE-ADAMCYK (2007). « Portrait des familles québécoises à l’horizon 2020 : esquisse des grandes tendances démographiques », dans BITAUDEAU, Isabelle, Chantale DUMONT et Gilles PRONOVOST (dir.). La famille à l’horizon 2020, Sainte-Foy, Presses de l’Université Laval, p. 87-88.

LEMIEUX, Denise (2003). « La formation du couple racontée en duo », Sociologie et Sociétés, volume 35, numéro 2 (automne), p.  59-77.

MINISTÈRE DE LA FAMILLE ET DES AÎNÉS (2011). Un portrait statistique des familles au Québec, édition 2011, Québec, Gouvernement du Québec, 635 p.

MINISTÈRE DE LA FAMILLE, DES AÎNÉS ET DE LA CONDITION FÉMININE (2005). Un portrait statistique des familles au Québec, édition 2005, Québec, Gouvernement du Québec, 389 p.

ROYER, Chantal (2009). « Les jeunes et leur avenir : une analyse de leurs projets familiaux », Enfances, Familles, Générations, numéro 10 (printemps), p. 48-60.

SPIRA, Céline (2011). Les enjeux de la cohabitation intergénérationnelle entre les parents vieillissants et des membres de la génération descendante, Mémoire de maîtrise (Service social), Québec, Université Laval, 117 p.

STATISTIQUE CANADA (2012). Portrait des familles et situation des particuliers dans les ménages : familles, ménages et état matrimonial, Recensement de la population de 2011, produit analytique numéro 98-312-X2011001 au catalogue, 22 p.

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Notions, définitions et particularités des données

Famille de recensement


Au sens du recensement, une famille de recensement fait partie des ménages privés. Elle comprend les conjoints (de sexe opposé ou de même sexe), mariés (y compris ceux de même sexe depuis le recensement de 2006) ou en union libre (de sexe opposé, ou de même sexe depuis le recensement de 2001), avec ou sans enfants (du couple ou de l’un ou l’autre des conjoints) à la maison, les parents seuls qui ont la charge d’enfants et les enfants. Lorsque les fils et les filles sont aux études ou occupent un emploi d’été ailleurs et retournent vivre avec au moins un de leurs parents au cours de l’année, ces fils et ces filles sont considérés comme des membres de la famille de recensement de leur ou leurs parents.

Certains changements caractérisent la notion de famille depuis 2001 :

  • Les familles formées d’un couple en union libre incluent maintenant les couples de même sexe et leurs enfants, s’ils en ont.
  • Les « enfants » de tous âges, dans une famille de recensement, incluent :
    • les petits-enfants vivant dans le ménage d’au moins un de leurs grands-parents, en l’absence des parents;
    • les fils et filles qui ont été mariés, à condition qu’ils n’aient pas d’époux, d’épouse, de partenaire en union libre ou d’enfant vivant dans le ménage. Auparavant, il s’agissait d’enfants qui n’avaient jamais été mariés et vivaient à la maison.

Ces modifications se traduisent par une augmentation, entre 1996 et 2001, du nombre total de familles de recensement (+ 1,5 %), et plus particulièrement du nombre de familles monoparentales (de 6,2 %), par rapport à ce qu’on aurait obtenu avec l’ancienne définition.

À noter :

  • Une personne vivant dans une famille de recensement fait nécessairement partie d’un ménage privé.
  • Une même habitation peut abriter plusieurs familles de recensement.
  • Une famille de recensement peut être intacte ou recomposée.
  • Un enfant vivant dans un centre d’accueil n’est pas considéré comme vivant dans une famille, au sens du recensement.
  • Au sens du recensement, un enfant, s’il répond aux critères cités précédemment, peut être par exemple un adulte de 40, 50 ans ou même plus, s’il vit toujours avec ses parents.
  • Dans le recensement, un parent qui n’a pas la charge principale d’un ou de plusieurs de ses enfants et qui vit seul est considéré comme hors famille et célibataire. Si le parent seul assume la garde, en part égale, avec l’autre parent et si son ou ses enfants résidaient avec l’autre parent le jour du recensement, il n’a pas été comptabilisé, contrairement à l’autre parent, parmi les familles monoparentales. S’il forme une nouvelle union avec un conjoint ou une conjointe, ce parent est considéré comme conjoint avec ou sans enfants dans cette nouvelle famille.
  • Un frère et une sœur ou deux cousins, par exemple, résidant dans un même logement, sont considérés comme hors famille de recensement.
  • Une famille sans enfant peut désigner un couple de parents dont les enfants ont quitté le domicile familial.

Ménage collectif


Établissement commercial, institutionnel ou communautaire que le recenseur peut catégoriser comme tel grâce à une enseigne ou en s’adressant à la personne qui en a la charge, à un résident, à un voisin, etc. Sont inclus dans cette catégorie les pensions et maisons de chambres, les hôtels, motels et maisons de chambres pour touristes, les établissements de soins infirmiers, les hôpitaux, les résidences de personnel, les casernes (bases militaires), les campements de travailleurs, les prisons, les foyers collectifs, etc. Il peut s’agir d’un logement occupé par des résidents habituels, par des résidents étrangers ou par des personnes présentes temporairement.

Ménage privé


Un ménage privé est formé d’une personne ou d’un groupe de personnes (autres que des résidents étrangers) occupant un logement privé et n’ayant pas de domicile habituel ailleurs au Canada. Cette notion peut désigner des ménages familiaux composés de personnes vivant dans une famille ou hors famille, de même que des ménages non familiaux, parmi lesquels on compte les personnes seules.

Personnes hors famille de recensement


  • Dans un ménage privé : Cette catégorie inclut, outre les personnes seules, les personnes apparentées ou non qui vivent dans le même logement, mais pas en tant que conjoints, parents seuls avec enfants ou enfants, au sens du recensement.
  • Dans un ménage collectif : Cette catégorie inclut les personnes vivant dans les pensions et maisons de chambres, dans les hôtels, motels et maisons de chambres pour touristes, dans les maisons de repos, dans les hôpitaux, dans les résidences de personnel, dans les casernes (bases militaires), dans les camps de chantier, dans les prisons, dans les centres d’accueil, dans les foyers collectifs, etc.
  • Dans un ménage autre : En 2011, on comptait au Québec 1 105 personnes dans cette catégorie, qui inclut les personnes, ainsi que les membres de leur famille, travaillant pour le gouvernement canadien à l’étranger. Cette population, bien qu’elle travaille et réside temporairement à l’étranger, se voit attribuer une province de résidence.

Des totaux qui paraissent erronés?

Comme les données sont issues du Recensement du Canada, les totaux affichés diffèrent souvent de la somme des composantes qui les sous-tendent. Statistique Canada effectue des arrondissements aléatoires pour des raisons de confidentialité. Les nombres sont ainsi arrondis vers le haut ou vers le bas, jusqu’à un multiple de 5 ou de 10, dans certains cas. Lorsque des données sont supprimées pour une population de taille trop réduite, elles sont toutefois incluses dans les totaux ou sous-totaux.

Dans le cas des petits nombres, seuls certains résultats sont présentés. Lorsque les arrondissements aléatoires effectués par Statistique Canada pour des populations de taille très réduite (moins de 60 personnes) ont engendré d’apparentes incohérences dans les pourcentages dérivés, seuls les nombres absolus figurent. Le symbole « – » remplace alors le pourcentage, dans les cellules concernées.

À noter que, dans certains tableaux, le total par sexe est obtenu en sommant les données pour chacun des sexes. Dans ces cas, il survient que la somme diffère de 10 à 30 unités du total figurant dans certains tableaux généraux, sans pour autant que les résultats soient erronés.


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Liste des tableaux et figures disponibles

Tous les tableaux et figures produits antérieurement dans le document Un portrait statistique des familles au Québec demeurent disponibles sur demande. Faites votre commande à l’adresse courriel suivante : quelle-famille@mfa.gouv.qc.ca.

Tableaux


  1. Évolution de la population totale, de la population des ménages privés, collectifs ou autres, et du nombre et de la proportion de personnes vivant dans les familles ou hors famille, Québec, 1951-2011
  2. Répartition en nombre et en pourcentage de la population des ménages privés vivant dans une famille avec ou sans enfants ou vivant hors famille, selon le groupe d’âge, Québec, 2011
  3. Répartition en nombre et en pourcentage de la population des ménages privés immigrante ou formée de résidents non permanents, vivant dans une famille avec ou sans enfants ou vivant hors famille, selon le groupe d’âge, Québec, 2011
  4. Répartition en nombre et en pourcentage de la population des ménages privés vivant dans une famille avec ou sans enfants ou vivant hors famille, selon la région administrative, Québec, 2011
  5. Répartition en nombre et en pourcentage de la population des ménages privés vivant hors famille, selon la modalité de vie et le groupe d’âge, Québec, 2011
  6. Répartition en nombre et en pourcentage des personnes seules de 15 ans ou plus dans les ménages privés, selon le groupe d’âge et le sexe, Québec, 2011
  7. Répartition en nombre et en pourcentage de la population vivant dans les ménages collectifs, selon le groupe d’âge et le sexe, et proportion de femmes de chacun des groupes d’âge, Québec, 2011
  8. Répartition en nombre et proportion de femmes, dans la population vivant dans les ménages collectifs, selon certains groupes d’âge et le sexe, Québec, 2011
  9. Répartition en nombre et en pourcentage de la population totale, de la population des ménages privés vivant dans les familles ou hors famille et de la population des ménages (logements) collectifs, Québec et régions administratives, 2011
  10. Répartition en nombre et en pourcentage de la population des ménages privés et des personnes vivant seules au sein de ces ménages, Québec et régions administratives, 2011
  11. Répartition en nombre et en pourcentage de la population des ménages privés vivant dans une famille avec ou sans enfants ou vivant hors famille, selon la langue parlée à la maison, Québec, 2011
  12. Répartition en nombre et en pourcentage de la population des ménages privés vivant hors famille, selon la modalité de vie et la langue parlée à la maison, Québec, 2011
  13. Répartition en nombre et en pourcentage de la population des ménages privés vivant dans une famille avec ou sans enfants ou vivant hors famille, selon le groupe d’âge et la langue parlée le plus souvent à la maison, Québec, 2011
  14. Répartition en nombre et en pourcentage de la population vivant dans les ménages collectifs, selon le groupe d’âge et la langue parlée le plus souvent à la maison, Québec, 2011

Figures


  1. Situation des personnes vivant dans les ménages et les familles de recensement ou hors famille, Québec, 2011
  2. Proportion de la population des ménages privés vivant dans une famille avec ou sans enfants ou hors famille, aux différents âges de la vie, Québec, 2011
  3. Répartition en pourcentage de la population hors famille dans les ménages privés, aux différents âges de la vie, selon la modalité de vie, Québec, 2011
  4. Répartition en nombre des personnes seules de 15 ans ou plus dans les ménages privés, aux différents âges de la vie, selon le sexe, Québec, 2011

 


  1. La catégorie de ménage « autre » fait référence aux 1 105 personnes résidant temporairement à l’étranger et y travaillant pour le gouvernement canadien, ainsi qu’aux membres de leur famille. Ces personnes se voient attribuer une province de résidence par Statistique Canada au moment du recensement.
  2. Il importe de prendre connaissance des changements apportés en 2001 à la définition de « famille de recensement » par Statistique Canada. Voir la section « Notions, définitions et particularités des données » en fin de bulletin.
  3. Pour les données du recensement de 2006, se référer au document suivant : Ministère de la Famille et des Aînés, Un portrait statistique des familles au Québec, édition 2011, Québec, Gouvernement du Québec, 2011, 635 p.
  4. Population ayant déclaré une seule langue parlée à la maison.
  5. Pour les données du recensement de 2001, se référer au document suivant : Ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine, Un portrait statistique des familles au Québec, édition 2005. Québec, Gouvernement du Québec, 2005, 349 p.
  6. Cette information ne peut être vérifiée avec les données standards produites par Statistique Canada.
  7. Nombre et proportion ne tenant pas compte des 1 105 personnes recensées dans un ménage « autre ».

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Dernière mise à jour :
26 janvier 2016