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Centres de la petite enfance et garderies

 
La vie quotidienne d’une gestionnaire de service de garde en matière de prévention des infections


Par Diane Lambert, Direction de la santé publique de Laval, en collaboration avec Christine Dubreuil, CPE Le petit palais

« Ça fait à peine deux semaines que mon bébé va au service de garde et il est déjà malade. J'espère que ce ne sera pas comme ça tout l'hiver! »

n vingt ans de travail en milieu de garde, cette remarque, je l'ai entendue plus d'une fois. Elle rend le personnel mal à l'aise. Ce serait ridicule de notre part de nier l'évidence. Plus que les autres enfants, les nourrissons risquent de contracter des infections dans un milieu où vivent plusieurs jeunes enfants, principalement en raison de l'absence d'anticorps contre les infections et du fait qu'ils n'ont pas encore acquis des habitudes d'hygiène. Cependant, il y a eu beaucoup de progrès dans ce domaine depuis vingt ans, de sorte que l'on ne considère plus automatiquement qu'un enfant en service de garde y contractera des maladies infectieuses fréquemment.

Comment alors gérer l'inquiétude des parents ? Nous les rassurons et leur expliquons que bien que le risque de contracter une maladie infectieuse soit réel, les avantages pour un enfant à fréquenter un service de garde compensent largement.

Bien sûr, il faut prévenir les parents que certains enfants ont le rhume d'octobre à avril, sans beaucoup de répit, alors que d'autres n'ont qu'une ou deux infections respiratoires durant tout l'hiver. Il faut les informer des mesures que nous prenons (lavage fréquent des mains, utilisation de serviettes de papier, désinfection quotidienne des jouets, etc.) et des aménagements matériels dont nous disposons (lavabos et distributeurs de savon à proximité, affichage des mesures de prévention, etc.) pour prévenir les infections et réduire les risques de transmission. Les parents ont aussi accès à toute une gamme de documents d'information qui portent sur les mesures de prévention des infections dans les services de garde. Et nous les informons de nos lignes directrices en matière d'exclusion, établies avec les parents pour protéger l'ensemble des enfants.

Dans notre milieu, nous côtoyons de nombreux parents dont les valeurs et les croyances à propos de la santé, de la maladie ou d'autres questions de cette nature sont variées. Tel parent ne jure que par les médecines douces alors que tel autre ne sera satisfait que si on prescrit des antibiotiques à son enfant. Tout en respectant les valeurs des gens, les services de garde doivent se conformer à des règlements. Notre défi est de concilier les diverses convictions et les règlements.

Lorsque l'exclusion d'un enfant du service de garde s'impose, l'éducatrice a une tâche délicate, car l'application des règles établies n'est pas toujours facile. Elle se doit de soutenir les parents : certains peuvent difficilement quitter leur travail, alors que d'autres accourent, inquiets, parfois paniqués.

La gestion de la santé et de la sécurité des travailleuses est aussi une question primordiale. Heureusement, plusieurs outils existent pour nous y aider.

Chose certaine, les gestionnaires de services de garde peuvent témoigner que le chemin parcouru depuis vingt ans est énorme et que ces services ont su montrer, en quelques années, leur savoir-faire dans la prévention des maladies infectieuses et l'éducation à la petite enfance.

Dernière mise à jour :
30 avril 2009