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Centres de la petite enfance et garderies

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Doit-on porter des gants dans un service de garde ?


Par Ramona Rodrigues, Hôpital pour enfants de Montréal Julio C.Soto, DSP de Montréal-Centre

Le bon vieux lavage des mains suffit habituellement pour bien nous protéger des infections. Cependant, il y a des circonstances particulières où le personnel éducateur devrait avoir accès à des gants comme mesure de protection supplémentaire. Ainsi, le port de gants est recommandé lors d'interventions qui peuvent comporter un contact direct avec une peau blessée, avec du sang ou encore avec des matières hautement infectieuses telles que des selles diarrhéiques.

On doit toujours jeter les gants après usage et ne jamais les laver ou les désinfecter. Par ailleurs, il faut toujours se laver les mains chaque fois que l'on retire ses gants.

Les fabricants produisent des gants à usage industriel ou médical. En service de garde, seuls les gants à usage médical, jetables et non stériles devraient être utilisés. Ces gants, faits de latex, de vinyle de nitrile, de Néoprène, de copolymère ou de polyéthylène, offrent une barrière adéquate contre tous les microbes nuisibles. En raison du bon rapport efficacité/prix, les gants de latex sont les plus populaires. Ils peuvent cependant induire des allergies chez certaines personnes sensibles. Nous aborderons ce sujet dans un prochain numéro.

Cytomégalovirus, éducatrice enceinte et retrait préventif

Par Julio C.Soto, DSP de Montréal-Centre

Le cytomégalovirus (CMV) est un virus de la même famille que celui de l'herpès. Malgré sa fréquence (on peut détecter le virus dans les urines de 7 enfants sur 10 âgés de moins de trois ans) les infections contractées après la naissance sont rarement graves. Cependant, le CMV peut provoquer des complications majeures chez les bébés à naître. La situation la plus risquée pour le fœtus serait une éducatrice enceinte qui n'a pas d'anticorps contre le CMV (selon un test sanguin) et qui offre des soins directs à des enfants âgés de moins de trois ans.

Au Québec, la loi stipule qu'un retrait préventif doit être envisagé s'il est impossible d'affecter la travailleuse enceinte à des tâches ne comportant pas de dangers pour le bébé à naître. Dans cette situation, on devrait retirer du milieu de garde l'éducatrice enceinte qui, en raison de son travail, serait en contact étroit (offre des soins directs incluant le changement de couche ou l'assistance aux toilettes) avec des enfants âgés de moins de quatre ans ou qui, en raison d'un handicap, ne sont pas autonomes. Actuellement, la décision de recommander le retrait préventif est prise indépendamment de la présence d'anticorps contre le CMV chez l'éducatrice enceinte.

Toutefois, il ne faut pas oublier que le retrait préventif ou l'affectation à d'autres tâches ne sont que des moyens légaux de prévention et qu'il est difficile de couper tout contact avec le CMV durant toute la grossesse. Une prévention efficace est possible par l'application en tout temps, d'une façon appropriée et régulière, des mesures d'hygiène de base (lavage des mains, des objets et des surfaces en contact avec les liquides biologiques).

 

Dernière mise à jour :
30 avril 2009