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Centres de la petite enfance et garderies

 
Démystifier les croyances sur les risques de la vaccination


Par Dominique Fortier, ministère de la Santé et des Services sociaux

Les risques associés aux vaccins, qu'ils soient réels ou non, inquiètent beaucoup de gens. En fait, plusieurs personnes s'inquiètent plus des risques associés aux vaccins que des risques associés aux maladies que les vaccins permettent d'éviter. Pourtant, les recherches ont prouvé que les conséquences graves associées aux vaccins sont beaucoup plus rares que celles liées aux maladies.

Voici quelques faits prouvés scientifiquement pour vous aider à y voir plus clair.

Les vaccins ne causent pas la maladie contre laquelle ils protègent

Les vaccins stimulent le système immunitaire de la personne vaccinée, mais ils ne peuvent pas provoquer la maladie. La majorité des vaccins contiennent une petite quantité de bactéries ou de virus affaiblis ou « morts », ou des portions de ces bactéries ou virus. Un traitement leur a enlevé tout leur pouvoir de transmettre les maladies.

Les vaccins ne peuvent pas épuiser ou surcharger le système immunitaire

Les scientifiques estiment que le système immunitaire des nourrissons peut réagir à 10 000 microbes différents à la fois. Leur système immunitaire serait aussi capable de reconnaître des centaines de milliers, ou même des millions de microbes différents et d'y réagir sans problème.

De plus, même si les enfants reçoivent plus de vaccins qu'autrefois, ceux-ci contiennent au total beaucoup moins de microbes affaiblis ou de parties de microbes qu'avant. Par exemple, en 1980, les 4 vaccins du calendrier régulier de vaccination contenaient en tout 3 041 microbes affaiblis ou parties de microbes. En 2000, les 11 vaccins du calendrier régulier n'en contiennent plus que 126 au total pour une protection équivalente.

Plusieurs vaccins peuvent être donnés sans danger au cours d'une même visite

Le nombre de vaccins qu'une personne peut recevoir en même temps n'est pas limité. L'administration de plusieurs vaccins à la fois, souvent appelée « injections multiples », offre plusieurs avantages. Pour en savoir plus, consultez la section Avantages des injections multiples de la page Vaccination des enfants.

Le thimérosal ne cause pas l'autisme, ni d'autres troubles du développement

Le thimérosal est un agent de conservation qui entre dans la composition de certains vaccins. Au Canada, seul le vaccin injectable contre la grippe en contient. Le thimérosal est un dérivé du mercure qui n'est pas dangereux malgré ce que certains prétendent. Une fois dans l'organisme, le thimérosal se transforme en un produit appelé éthylmercure. La forme de mercure qui peut provoquer des lésions cérébrales et nerveuses graves, si elle est consommée en grande quantité, s'appelle méthylmercure. Contrairement au méthylmercure, l'éthylmercure est éliminé rapidement de l'organisme et risque peu de s'y accumuler.

Les sels d'aluminium et les adjuvants contenus dans certains vaccins ne sont pas toxiques

Les vaccins peuvent contenir des sels d'aluminium, mais la quantité d'aluminium est de moins de 1 mg par dose de vaccin. Cette quantité ne cause aucun tort à l'être humain. Lorsqu'une personne prend des antiacides, par exemple, son organisme absorbe de bien plus grandes quantités de sels d'aluminium sans que cela entraîne des effets secondaires. Quant aux adjuvants, ils sont utilisés pour augmenter l'efficacité des vaccins et assurer une protection plus durable contre les maladies. Ils ne sont pas dangereux pour la santé.

Comment reconnaître une bonne source d'information

Plusieurs sources d'information existent sur la vaccination : sites Internet, émissions télévisées, magazines, médias sociaux tels que Facebook, etc. Toutefois, les sources d'information crédibles sont parfois noyées parmi des sources qui ne s'appuient sur aucune base scientifique reconnue et qui peuvent même contenir de l'information trompeuse.

Rappelez-vous qu'une source d'information fiable :
  • indique clairement sa mission et son but;
  • fournit de l'information récente, fondée sur des données scientifiques sérieuses et approuvées par des organismes et des experts reconnus;
  • indique les groupes ou organismes qui la financent ainsi que leurs coordonnées, s'il y a lieu. Pour en savoir plus, consultez le www.sante.gouv.qc.ca/vaccination. Des vidéos sont également disponibles.

Source : Portail santé mieux-être.

Dernière mise à jour :
26 octobre 2015