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Août 2021

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Préparé par la Direction de la veille et des connaissances stratégiques.

La veille a pour but d’alimenter la réflexion stratégique en rendant disponibles des informations pertinentes, utiles, rigoureuses et fiables sur des thèmes stratégiques pour le ministère de la Famille. Elle permet d’identifier les nouvelles tendances, pratiques émergentes et enjeux susceptibles d’influencer la prise de décision et de repérer les signes  permettant d’anticiper les changements importants.

Pour toute question, n'hésitez pas à communiquer avec l'équipe de la veille.


Activités à venir

Qc – Conférence en ligne gratuite – La participation des enfants en médiation familiale. Qu’en disent les médiateurs, les parents et les enfants?
Le 21 septembre 2021, 12 h à 13 h 15 - Inscription obligatoire

Qc – Colloque virtuel de l'Association d’Éducation Préscolaire du Québec
Les 21 et 22 octobre 2021 - Inscription obligatoire


Famille

 
 

L’Observatoire des tout-petits a lancé, dans le cadre de la Semaine Québécoise de la Paternité, un dossier sur l’engagement des pères, dont les bénéfices sont multiples pour le développement des jeunes enfants. Plus précisément, la réflexion s’articule autour de la question des leviers d’action collectifs que représentent les politiques publiques pour favoriser cet engagement. L’entrée dans la parentalité, les congés de paternité, la conciliation travail-famille, l’immigration et la séparation du couple font partie des différentes facettes du rôle de père traitées dans ce dossier Web.

 

Cette étude porte sur les composantes de l’engagement des participants au programme d’entraînement aux habiletés parentales (PEHP) intitulé : Ces années incroyables. L’assiduité, l’implication dans les rencontres et la réalisation des devoirs sont les trois composantes prises en compte auxquelles sont associées des caractéristiques des parents, des enfants et de la famille. L’échantillon de cette étude, dont le but est de faire ressortir les prédicteurs de ces composantes, comprend 89 parents ayant participé au PEHP et ayant un enfant d’âge préscolaire à risque sur le plan de la préparation à l’école. Les résultats révèlent que les parents satisfaits du programme et occupant un emploi sont plus assidus. Ceux qui adoptent des pratiques parentales positives sont satisfaits du programme et ceux qui ont un revenu plus élevé se montrent plus impliqués dans les rencontres. Enfin, les parents participants issus de familles monoparentales accomplissent moins les devoirs.

 

Cet article décrit la perception des jeunes trans concernant le soutien parental qu’ils ont reçu et de ses effets sur leur bien-être. Des entrevues semi-dirigées ont été réalisées auprès de 54 jeunes trans âgés de 15 à 25 ans résidant au Québec. Les résultats révèlent trois niveaux de soutien : le soutien fort; le soutien partiel (neutralité négative), où les parents appuient leur enfant sur certains plans sans vraiment accepter leur identité; et, finalement, le non-soutien ou rejet. Le non-soutien parental affecte négativement les jeunes trans, qui sont exposés à des situations plus précaires, faisant en sorte qu’ils se distancient de leurs parents et vont chercher d’autres formes de soutien. Le soutien partiel semble engendrer des effets négatifs sur l’estime et le bien-être des jeunes trans. Un soutien fort qui encourage l’expression de genre favorise le bien-être des jeunes et fortifie la relation avec leurs parents. L’étude montre également que, pour favoriser le bien-être des jeunes trans, l’acceptation parentale doit s’accompagner de gestes concrets qui permettent et encouragent clairement l’expression de genre.

 

Cette étude vise à déterminer si les interventions parentales effectuées au cours des trois premières années de vie d’un enfant ont des effets sur son développement et sur les parents eux-mêmes. Les chercheurs ont réalisé une méta-analyse des résultats de 102 essais randomisés contrôlés menés dans 33 pays. Ils constatent que les interventions parentales améliorent le développement cognitif, langagier, moteur et socioémotionnel des enfants ainsi que l’attachement pendant la petite enfance. Les interventions réduisent les problèmes de comportement chez les enfants, en plus d’améliorer les connaissances et les pratiques parentales ainsi que les interactions parents-enfants. Les auteurs soulignent la nécessité de mettre en œuvre des programmes parentaux à l’échelle mondiale pour améliorer les relations parents-enfants et promouvoir le développement sain des enfants pendant les premières années de la vie.

 

La Caisse nationale des allocations familiales de France dresse le portrait des politiques familiales de 27 pays de l’Union européenne. Utilisant les politiques familiales françaises comme point de comparaison, le rapport présente, pour chacun des États membres, une fiche portant sur les prestations familiales, les aides au logement, les services collectifs destinés aux familles, la fiscalité en lien avec la famille, les congés parentaux et les congés pour enfants malades ainsi que les revenus minimums garantis pour les familles en situation de précarité. Les indicateurs sur la situation démographique, familiale et sociale de chaque pays sont comparés à ceux de la France et à la moyenne européenne.

 

Cette enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie se penche sur la répartition des rôles dans les foyers pendant le premier confinement de mars 2020 selon le contexte familial et les professions exercées par les parents en France. Les résultats révèlent que la crise sanitaire et, notamment, le confinement, n’ont pas eu le même impact sur la vie professionnelle des deux parents. Les femmes sont restées plus souvent retirées de l’emploi, se sont davantage occupé des enfants, tout en éprouvant plus de difficulté à travailler chez elles. Par exemple, parmi les couples bi-actifs occupant un emploi, 53 % des mères indiquent avoir passé quatre heures et plus par jour à s’occuper des enfants contre 29 % des pères. De plus, un an après le premier confinement, le télétravail est plus fréquent chez les cadres masculins que chez leurs homologues féminines : les hommes disposent plus souvent que les femmes d’un espace pour pouvoir travailler (55 % c. 43 %). Enfin, les auteures notent qu’au-delà de l’éloignement de la vie professionnelle et de la charge parentale accrue, la crise sanitaire a généré une forme de retrait des femmes de la sphère publique.

Intern.  Weekend Work and Work-Family Conflict: Evidence from Australian Panel Data
 

Cet article examine la relation entre le travail de fin de semaine et le niveau de conflit travail-famille chez les parents. Les auteurs ont analysé les données provenant du sondage Household, Income and Labour Dynamics in Australia. L’échantillon est constitué de 7 747 travailleuses et travailleurs ayant des responsabilités parentales à l’égard d’enfants de 17 ans et moins. Les parents qui travaillent la fin de semaine ont un niveau de conflit travail-famille significativement plus élevé que ceux qui travaillent uniquement les jours de semaine. Le niveau de conflit travail-famille est particulièrement élevé pour ceux qui travaillent la fin de semaine et qui ont peu de contrôle sur leur emploi du temps.

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Enfance et services de garde

 
 

Dans cet article, les auteures s’intéressent aux effets de la COVID-19 sur le bien-être des éducatrices dans les services de garde d’urgence mis en place au Québec pendant la première vague de la pandémie. Les résultats sont tirés des réponses de 372 éducatrices de la Montérégie à un questionnaire en ligne distribué en mai 2020. L’étude suggère une diminution significative de leur niveau de bien-être et une augmentation de leur niveau de stress au travail. Pendant cette période, elles ont constamment dû ajuster leurs pratiques selon les nouvelles règles de la santé publique, ce qui est susceptible d’avoir des effets négatifs à long terme sur leur bien-être et leur santé mentale. Selon les auteures, certaines solutions peuvent être mises de l’avant pour améliorer le bien-être des éducatrices et réduire les impacts négatifs de la pandémie, comme d’offrir des ressources professionnelles et du soutien social, davantage d’autonomie et du développement professionnel. La pandémie a révélé la complexité et la nature essentielle du travail des éducatrices, alors que leurs besoins de soutien et de reconnaissance sont indispensables à leur engagement professionnel et à la qualité éducative.

 

Cette nouvelle étude, publiée le 25 juin 2021 par Statistique Canada, présente un aperçu des caractéristiques personnelles et professionnelles des travailleuses et des travailleurs au sein des services de garde d'enfants au Canada. Les sources de données utilisées sont les recensements de la population de 1991 et de 2016, ainsi que les cycles de 1987 à 2019 de l'Enquête sur la population active. Les résultats montrent notamment que les personnes qui travaillaient au sein des services de garde d'enfants au Canada étaient principalement des femmes (96 %), qu’elles étaient surreprésentées parmi les travailleuses et travailleurs immigrants et qu’elles gagnaient, en moyenne, moins de la moitié du revenu des autres travailleuses et travailleurs. De plus, une baisse de l'emploi de 21 % a été enregistrée parmi le personnel des services de garde d'enfants de février 2020 à février 2021, alors que l'emploi global au Canada a diminué de 3 % au cours de la même période.

 

Ce rapport, réalisé par Emploi et Développement social Canada, présente les progrès accomplis en 2018-2019 par les provinces et les territoires, ainsi qu’à l’échelle nationale, en matière d’abordabilité, d’accessibilité, de qualité et d’inclusion des services de garde. Il rapporte notamment que plus de 16 000 enfants de diverses populations ont eu accès à des services de garde d’enfants inclusifs, dont des enfants autochtones, des enfants ayant des besoins de soutien supplémentaires ou des enfants récemment arrivés au Canada. Plus de 2 500 places en garderie offrant plus de flexibilité aux parents qui ont des horaires de travail atypiques ou un travail saisonnier ont également été offertes aux familles canadiennes. Des résultats de recherches menées par l’Université Guelph qui montrent la croissance des emplois atypiques et précaires au Canada sont également relevés dans le rapport. Des exemples de projets financés par le Programme d’innovation en matière d’apprentissage et de garde des jeunes enfants sont présentés, dont l’outil Outsideplay.ca, de l’Université de la Colombie-Britannique, qui a été conçu pour enseigner au personnel des services de garde l’importance du jeu en plein air.

 

Le gouvernement fédéral s’est engagé à contribuer au financement d’un système de garde d’enfants pour lequel les parents auraient à payer en moyenne 10 $ par jour. L’objectif est un système de qualité, abordable, accessible et inclusif pour l’ensemble des familles au Canada. Les auteures de ce rapport tentent de répondre aux questions suivantes : quelle est la meilleure approche à adopter pour le gouvernement fédéral en tant que partenaire en matière de services de garde d’enfants et quels sont les éléments nécessaires au fonctionnement d’un système de garde d’enfants de haute qualité dans l’ensemble du pays? L’une des recommandations des auteures est de prolonger la subvention salariale directe afin que les services de garde soient en mesure de résister aux difficultés financières accentuées par la COVID-19, de retenir un personnel hautement qualifié et d’offrir des places de qualité au cours des dix-huit prochains mois.

 

Dans le but de mieux cibler les interventions visant à accroître la rétention de la main-d’œuvre, des chercheuses ont analysé les données recueillies dans le cadre d’une étude nationale sur les prestataires de services de garde en milieu familial (n = 888) agréés aux États-Unis. Cette enquête a été conçue pour explorer les expériences des prestataires en milieu familial. L’étude évalue le niveau d’engagement professionnel, le degré de satisfaction au travail, la perception qu’ont les prestataires de leur compétence, leur état émotionnel, de même que la qualité des interactions avec les enfants et leur famille. Les résultats mettent en lumière la nécessité d’accroître l’accès aux ressources, au soutien et au perfectionnement professionnel des prestataires de services de garde en milieu familial. Les auteures soulignent également l’importance de reconnaître les différences entre les sentiments ressentis au travail, d’une part, par les responsables de services de garde en milieu familial et, d’autre part, par les prestataires dont le milieu de travail n’est pas le domicile. De plus, il apparaît essentiel de réduire l’épuisement émotionnel des prestataires pour améliorer la qualité des interactions avec les enfants et les familles.

 

Cette recherche explore les points de vue de parents ou de tuteurs, de représentants d’organisations et de membres de la communauté de la Caroline du Sud à propos des besoins des enfants de prématernelle et de leurs familles. Les aspects étudiés sont liés à la santé, au bien-être et à l’environnement familial. Selon cette recherche, les participants perçoivent comme des priorités le fait de rendre les services de garde accessibles et abordables, de favoriser le soutien communautaire aux familles, d’avoir suffisamment de temps en famille et d’établir des relations solides avec les enfants. Les auteures constatent que les familles de différents milieux sociodémographiques expriment des besoins distincts en matière de santé, de bien-être et d’environnement familial. Elles signalent l’importance de reconnaître ces différences dans l’élaboration et la mise en œuvre de programmes d’intervention auprès de la petite enfance.

 

Cette recherche vise à déterminer la répartition géographique des déserts de services de garde de haute qualité à Philadelphie. Ces déserts correspondent aux quartiers qui comptent un plus grand nombre d’enfants présentant des risques précoces multiples, comparativement à la moyenne de la ville, ainsi qu’un nombre insuffisant de places en services de garde de haute qualité. Les résultats montrent qu’à Philadelphie, trois enfants sur dix vivent dans un désert de services de garde de haute qualité. Selon les auteurs, le concept de désert de services de garde, fondé sur des données probantes, peut alimenter la prise de décision autant des autorités politiques locales que des prestataires de services.

 

Cet article présente un système de soutien à plusieurs niveaux et la manière dont il peut être intégré dans les services de garde éducatifs à l’enfance pour favoriser le développement de chaque enfant. Selon les auteurs, le premier niveau correspond à un programme offrant une expérience d’apprentissage précoce de haute qualité à tous les enfants. Ce programme comprend des pratiques adaptées pour favoriser l’apprentissage de chaque enfant, en fonction de ses forces et de ses domaines de croissance, et ce, dans le cadre d’une approche basée sur le jeu. Au deuxième niveau, un soutien supplémentaire est offert aux enfants qui éprouvent des difficultés à développer certaines compétences. Au troisième niveau, un enseignement individualisé plus intensif et intégré à la routine quotidienne vise à offrir, aux enfants qui en ont besoin, davantage d’occasions de développer certaines compétences ciblées. Tous les enfants reçoivent une instruction de niveau 1 et continuent de recevoir cette instruction de base, même lorsqu’ils reçoivent un soutien supplémentaire de niveau 2 ou 3.

 

Cette étude aborde la lecture interactive de livres aux jeunes enfants et la valeur ajoutée des cartes mentales pour le développement de leurs compétences linguistiques. Elle a été menée auprès de 551 enfants, âgés de 4 à 6 ans, venant de 23 classes de la petite enfance aux Pays-Bas. Les auteurs analysent les effets de trois méthodes de lecture interactive sur une période de huit semaines : la lecture interactive traditionnelle, la lecture avec attention soutenue et la lecture à l’aide de cartes mentales. Les différences entre les méthodes utilisées et les gains en matière de compétences linguistiques des enfants ont été examinées. Bien que les résultats n’indiquent aucune différence significative selon la méthode utilisée, l’emploi de chacune d’entre elles lors de courtes séances de lecture contribue à améliorer les compétences linguistiques des enfants.

 

Une analyse des écrits sur la relation entre les enfants en bas âge et les jeux extérieurs en contexte éducatif démontre l’existence de deux points de vue distincts sur le sujet. Selon le premier, l’extérieur est un lieu risqué pour les bébés. Ainsi, le personnel éducatif tend à contrôler l’environnement et à mettre l’accent sur la gestion de risques. Le second point de vue, qui concerne les enfants un peu plus âgés (tout-petits), présente l’extérieur comme un lieu d’activité physique. L’importance d’être actif et de favoriser la liberté et l’autonomie de l’enfant sont mises de l’avant. Les auteurs soulignent que des milieux variés et naturels permettant un engagement actif et une bonne interaction entre les enfants d’âges divers sont à développer. La stimulation sensorielle possible dans ce contexte est un mode d’apprentissage important.

                                            

Intimidation

 
 

Une enquête menée à Londres auprès de 2 218 élèves du secondaire démontre qu’une parentalité positive, des pratiques disciplinaires cohérentes et une supervision adéquate des enfants contribuent à prévenir la cyberintimidation. En effet, ces pratiques parentales ont un effet significatif sur la probabilité pour un jeune d’être victime d’activités de cyberintimidation ou d’être impliqué dans de telles activités. En revanche, parmi toutes les pratiques parentales analysées, seule une bonne supervision semble avoir un certain effet dissuasif sur les intimidateurs traditionnels. Les auteures indiquent que les pratiques disciplinaires cohérentes, la surveillance et les interventions parentales visant à accroître la parentalité positive sont recommandées pour prévenir et traiter la cyberintimidation. De plus, améliorer la surveillance parentale semble pertinent pour prévenir à la fois le cyberharcèlement et le harcèlement traditionnel.

 

L’intimidation à l’école est un problème de santé publique important ayant des conséquences à long terme pour les victimes. Les auteurs de cet article cherchent à vérifier si l’amélioration de l’éducation des jeunes enfants par les parents peut réduire les comportements d’intimidation ultérieurs. Ils analysent le suivi sur dix ans d’une intervention randomisée où des parents d’enfants d’âge préscolaire (n = 280) ont reçu une formation visant à améliorer les techniques parentales. Leurs enfants ont été suivis 10 ans plus tard, à des âges compris entre 12 et 16 ans. L’analyse montre que les adolescents sont significativement moins susceptibles d’intimider leurs pairs si leurs parents ont reçu la formation parentale. Les changements sont plus importants chez les garçons et pour les formes agressives d’intimidation (menaces, coups, etc.).

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Dernière mise à jour :
31 août 2021