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Bilan 2010-2015 des réalisations en faveur des familles et des enfants

Table des matières


 

Mot du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, ministre de la Famille et ministre responsable de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Je suis très fier de vous présenter le Bilan 2010-2015 des réalisations en faveur des familles et des enfants. La lecture de ce bilan permet de constater l’ampleur du soutien apporté aux familles et aux enfants du Québec. Il fait état de la diversité des mesures et des programmes mis à la disposition des familles québécoises, notamment en matière de soutien financier, de conciliation travail-famille, d’éducation et de santé. Ce bilan rend également compte de l’importance des sommes consenties pour assurer le bien-être des familles et le développement des enfants.

Je tiens à remercier les nombreux ministères et organismes membres du Réseau gouvernemental des répondants en matière de politique familiale qui ont participé à la réalisation de ce document. Par leurs actions, ils contribuent à créer des conditions favorables à l’épanouissement des familles et au développement du plein potentiel des enfants.

Je vous invite à prendre connaissance de ce bilan à la fois constructif et instructif. Il démontre concrètement à quel point cette richesse collective que sont les familles est au premier plan des priorités gouvernementales.

Sébastien Proulx
Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, ministre de la Famille et ministre responsable de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Introduction

Les parents sont les premiers responsables du bien-être de leurs enfants. Par sa politique familiale, le Gouvernement du Québec reconnaît cette responsabilité et s’engage à les appuyer dans l’exercice de celle-ci. Quatre valeurs guident cet engagement :

  • l’égalité des chances pour tous les enfants;
  • l’égalité entre les femmes et les hommes;
  • le respect de la diversité des réalités familiales et des parcours de vie;
  • la solidarité intergénérationnelle.

Le ministère de la Famille a pour mission de favoriser l’épanouissement des familles et le développement des enfants. Il veille à ce que les familles aient un milieu de vie offrant des services répondant à la diversité de leurs besoins. Il aide à créer des conditions favorables au maintien de relations familiales harmonieuses et au développement des enfants. Il facilite la conciliation des responsabilités professionnelles et familiales et promeut un partage équitable de ces dernières. Sur le plan financier, il apporte du soutien aux familles, particulièrement celles à faible revenu, et il appuie les parents en vue de faciliter leur accès à des congés de maternité, de paternité et parentaux.

À l’égard de l’enfance, le ministère de la Famille encourage la participation effective des parents au projet éducatif de leur enfant. Il établit les objectifs favorisant l’épanouissement des enfants. Enfin, il développe et maintient un réseau de services de garde éducatifs et il en facilite l’accès à l’ensemble des familles.

Les besoins des familles et des enfants sont multiples et diversifiés. Ils concernent de nombreux champs d’intervention. La politique familiale ne concerne pas seulement le ministère de la Famille. Sa mise en œuvre nécessite la collaboration de plusieurs ministères et organismes gouvernementaux ainsi que celle des intervenants des milieux concernés.

Afin de montrer l’ampleur des efforts consentis par l’État québécois pour améliorer les conditions de vie des familles et favoriser le développement des enfants, le ministère de la Famille publie périodiquement un bilan. Le Bilan 2010-2015 des réalisations en faveur des familles et des enfants1 présente un portrait global de l’action gouvernementale pour les familles et les enfants, du 1er avril 2010 au 31 mars 20152. Le premier chapitre du Bilan dresse un portrait des familles et des enfants au Québec. Les deux chapitres suivants présentent les priorités gouvernementales ayant un impact sur les familles et les enfants, adoptées au cours de la période, notamment les stratégies et les plans d’action, ainsi que les principaux changements législatifs et réglementaires survenus. Enfin, le quatrième chapitre porte sur les mesures mises en œuvre pour soutenir les familles et les enfants. Il propose une synthèse pour chacun des grands thèmes de mesures identifiés. Cette synthèse met l’accent sur les principales mesures et les nouveautés.

Cette nouvelle édition du Bilan diffère des précédentes, car elle regroupe les fiches présentant de l’information sur chacune des mesures dans le document intitulé Principales mesures de soutien destinées aux familles et aux enfants. Annexe au Bilan 2010-2015 des réalisations en faveur des familles et des enfants.

En terminant, soulignons que la réalisation d’un tel bilan a été rendue possible grâce à la collaboration des membres du Réseau gouvernemental des répondants en matière de politique familiale, auquel dix-sept ministères et organismes participent.

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Chapitre 1 - Portrait des familles du Québec

Au cours des dernières décennies, les familles québécoises ont connu de multiples transformations, résultant d’une série de changements sociaux. Le portrait des familles du Québec s’est ainsi considérablement modifié, l’uniformité faisant place à la diversité des formes et des réalités familiales. Le fait de dresser le profil sociodémographique récent des familles nous permet de mieux prendre en compte les besoins des familles et des enfants dans l’élaboration des politiques, des programmes et des mesures qui leur sont destinés.

Les familles et les enfants au Québec


Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), en 2014, le Québec comptait 8 214 672 personnes. La grande majorité de la population, soit huit personnes sur dix, vit dans une famille, c’est-à-dire un couple avec ou sans enfants ou un parent seul avec un ou plusieurs enfants.

Selon l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM), réalisée par Statistique Canada, en 2011 :

  • On dénombrait 1 272 605 familles ayant des enfants au Québec, comprenant, en moyenne, 1,7 enfant par famille.
  • Dans 891 000 familles, soit 70 % de l’ensemble des familles ayant des enfants, au moins un enfant mineur vivait au domicile parental. Parmi les familles ayant un enfant mineur, on comptait 1,5 million d’enfants. De ces familles :
    • 35 % avaient un seul enfant;
    • 46 % avaient deux enfants;
    • 20 % avaient trois enfants ou plus3.
  • En répartissant les familles ayant des enfants mineurs selon l’âge du plus jeune enfant de la famille, on découvre :
    • que, pour 38 % d’entre elles, le plus jeune enfant était âgé de moins de 5 ans;
    • qu’une proportion équivalente de familles comptait un enfant âgé entre 5 et 11 ans ou un enfant âgé entre 12 et 17 ans, soit 31 %, dans les deux cas.
  • Les parents d’enfants mineurs avaient, en moyenne, 39,6 ans.

Des familles et des enfants qui se concentrent sur le territoire


Selon l’ENM, en 2011 :

  • Un peu moins d’une famille sur deux ayant des enfants mineurs (48 %) vivait dans les seules régions de Montréal, de la Montérégie et de Laval.
  • Cette proportion grimpait à près de 62 % en ajoutant les régions limitrophes des Laurentides et de Lanaudière.
  • La proportion d’enfants mineurs (0-17 ans) habitant la région de Montréal ou sa périphérie (Laval, Montérégie, Laurentides et Lanaudière) a continué de s’accroître, passant de 61 % en 2006 à 62 % en 2011.

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Les familles autochtones du Québec


Le Québec compte onze nations autochtones, soit dix Premières Nations et une nation inuite. Chaque nation a son histoire et ses particularités, de même que chacune des communautés qui les compose.

  • En 2012, les nations autochtones comprenaient 98 731 personnes, soit 1,2 % de la population totale du Québec4. De ce nombre :
    • 11 640 personnes étaient des Inuits et la grande majorité d’entre eux résidaient dans 14 villages situés au nord du 55e parallèle;
    • les Premières Nations, quant à elles, comprenaient 87 091 Indiens inscrits répartis dans 41 communautés disséminées sur l’ensemble du territoire.
  • Selon l’ENM5, en 2011, 37 % de la population autochtone du Québec vivait hors des communautés.
  • Selon cette même source, en 2011 :
    • 40 % de la population autochtone était âgée de moins de 25 ans, comparativement à 29 % de la population non autochtone du Québec;
    • 2,7 % des familles ayant des enfants mineurs au Québec, soit 24 070 familles, déclaraient une identité autochtone, incluant les familles mixtes;
      • Le nombre moyen d’enfants variait entre 1,6 et 2,6 par famille selon les communautés;
      • 28 % des familles avaient trois enfants ou plus;
      • 30 % des familles étaient monoparentales;
      • 55 % des familles biparentales vivaient en union libre.

L’immigration au Québec


L’immigration est une composante importante du renouvellement de la population au Québec. Depuis 2009, plus de 50 000 immigrants sont accueillis chaque année.

  • Selon le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI)6, entre 2010 et 2014, 263 015 personnes ont immigré au Québec.
    • En 2014, on dénombrait 50 300 nouveaux arrivants.
    • La majorité de ces personnes, soit 66,6 %, provenaient de l’immigration économique. Suivaient, en ordre d’importance, les regroupements familiaux (22,5 %), les réfugiés (9,7 %) et, finalement, les personnes immigrées pour d’autres motifs, comme les cas d’immigration d’ordre humanitaire (1,2 %).
    • En 2014, 68,1 % de ces personnes avaient moins de 35 ans et déclaraient avoir une connaissance du français dans une proportion de 58,6 %. Elles étaient aussi très scolarisées, 58,8 % d’entre elles comptant 14 ans de scolarité ou plus.
    • Les critères de sélection favorisent les jeunes personnes actives et les jeunes familles.
  • Selon l’ENM, les régions administratives de Montréal, de Laval et de la Montérégie ont accueilli 84,2 % des personnes d’immigration récente (2006-2011), comparativement à 4,5 % pour la Capitale-Nationale et 3,5 % pour l’Outaouais. Une proportion de 7,8 % de ces personnes se sont établies dans les douze autres régions administratives québécoises.
  • Également selon cette source, en 2011, 22,7 % des familles ayant des enfants mineurs au Québec étaient des familles ayant à leur tête au moins un parent immigrant ou résident non permanent (202 600 familles).
    • Ces familles comptaient en moyenne deux enfants;
    • 24 % des familles avaient trois enfants ou plus;
    • 18 % des familles étaient monoparentales;
    • 14 % des familles biparentales vivaient en union libre.

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Les tendances récentes de la natalité


Depuis 2008, la natalité au Québec semble connaître une stabilisation. En effet, un peu moins de 88 000 enfants sont nés au Québec en 2014 (données provisoires), un nombre semblable à ceux observés annuellement depuis 2008. Cette stabilisation du nombre de naissances succède à une augmentation importante observée entre l’année 2000 (72 010) et l’année 2009 (88 891).

  • Légère baisse de l’indice synthétique de fécondité.
    • Pour assurer le remplacement des générations, les démographes estiment que l’indice synthétique de fécondité, ou le nombre moyen d’enfants par femme, doit atteindre 2,1.
    • Au Québec, l’indice synthétique de fécondité a atteint 1,6 en 2014, en légère baisse par rapport à ceux observés les années précédentes.

Tableau 1 : Évolution du nombre de naissances au Québec et du nombre moyen d'enfants par femme, 1996-2014


AnnéeNombre moyen d'enfants par femme
(indice synthétique de fécondité)
Nombre de naissances
19961,61185 130
19971,54079 724
19981,49475 865
19991,46873 599
20001,45272 010
20011,49473 699
20021,47372 478
20031,50273 916
20041,50074 068
20051,54076 341
20061,64781 962
20071,68384 453
20081,73387 865
20091,73188 891
20101,69888 436
20111,68188 618
2012p1,66588 700
2013p1,64988 600
2014p1,62387 700

p : Données provisoires

Source : Institut de la statistique du Québec, site Web, données du 5 mai 2015.

  • L’âge moyen de la maternité continue de s’élever.
    • En 2014, en moyenne, les femmes ont eu un enfant à l’âge de 30,4 ans (donnée provisoire).
    • Les femmes donnent naissance pour la première fois vers l’âge de 29 ans, alors que cet âge s’est maintenu sous 26 ans jusqu’en 1990.
  • Le report des naissances : un phénomène en progression.
    • Chez les 35-39 ans, le taux de fécondité a plus que doublé entre 1994 et 2014, passant de 25,3 à 51,1 naissances pour 1 000 femmes de cette catégorie d’âge (donnée provisoire).

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Les perspectives d’évolution de la population


Au cours de la dernière décennie, le Québec a connu une croissance de sa population plus élevée qu’au cours des années antérieures. La hausse du nombre de naissances ainsi qu’une migration nette plus importante ne suffisent toutefois pas à assurer le remplacement des générations.

  • Malgré l’augmentation du nombre de naissances observée au cours de la dernière décennie, le vieillissement de la population se poursuit, selon les données compilées par l’ISQ.
    • Le groupe des personnes âgées de 65 ans ou plus a vu son importance croître rapidement au cours des dernières années. Ainsi, entre 2001 et 2014, la proportion de personnes aînées est passée de 13 % à 17 %.
    • En 2014, la population susceptible de travailler, soit celle âgée de 20 à 64 ans, représentait 62 % de l’ensemble de la population, une proportion en légère diminution comparativement à 2011.
    • En 2014, l’espérance de vie à la naissance était de plus de 82 ans, soit 10 ans de plus qu’à la fin des années 1970. Toutefois, l’écart entre les femmes et les hommes était beaucoup moins important qu’auparavant; en effet, en 2014, l’espérance de vie des femmes n’était supérieure que d’un peu moins de quatre ans à celle des hommes, alors que l’on observait un écart de sept ans et demi en 1970.
    • Entre 2011 et 2031, la proportion de personnes âgées de 80 ans ou plus devrait doubler, et le nombre de centenaires devrait être multiplié par cinq.
  • Bien que le vieillissement de la structure de la population par âge soit manifeste, l’augmentation du nombre de naissances au cours de la dernière décennie a permis de maintenir une importante population de jeunes.
    • En 2014, les moins de 5 ans, au nombre de 446 779, étaient proportionnellement un peu plus nombreux que dix ans auparavant au Québec.
    • En tout, on comptait 1 521 300 personnes d’âge mineur en 2014, représentant 19 % de la population du Québec, en légère baisse par rapport à dix ans auparavant (21 %).

La diversité des formes familiales


Les dernières décennies ont été marquées par une diversification croissante des formes familiales au Québec. Celle-ci résulte à la fois de changements majeurs survenus sur le plan de la conjugalité, ainsi que de l’acceptation sociale plus grande de certaines réalités moins traditionnelles et de leur reconnaissance officielle.

Selon l’ENM, en 2011 :

  • L’union libre était le mode d’union d’une majorité de familles ayant des enfants de moins de 5 ans.
    • Une faible majorité des familles biparentales ayant des enfants mineurs étaient mariées (53 %). En ne retenant que celles dont le plus jeune enfant a moins de 5 ans, cette proportion s’abaissait à 44 %.
  • Soixante-seize pour cent (76 %) des familles québécoises ayant des enfants mineurs étaient biparentales.
  • Vingt-quatre pour cent (24 %) des familles ayant des enfants mineurs étaient monoparentales.
    • La monoparentalité touchait une part non négligeable des familles ayant de très jeunes enfants, mais elle était plus fréquente à mesure que l’enfant avançait en âge. En effet, 11 % des familles dont le plus jeune enfant était âgé de moins d’un an ne comptaient qu’un seul parent. Cette proportion passait à 15 % lorsque le benjamin avait moins de 5 ans et à 27 % lorsqu’il était âgé entre 12 et 17 ans.
    • Trois fois sur quatre (78 %), la personne à la tête des familles monoparentales ayant des enfants mineurs était une mère.
  • Au moins 15 % des familles ayant des enfants mineurs étaient des familles recomposées.
    • Plus l’âge du plus jeune enfant de la famille s’élevait, plus la fréquence des recompositions augmentait : la proportion de familles recomposées passait de 11 % lorsque le plus jeune enfant avait moins de 5 ans à 19,0 % lorsque celui-ci était âgé entre 12 et 17 ans.
  • L’homoparentalité : une réalité familiale de mieux en mieux connue.
    • 1 740 enfants mineurs ont été recensés dans des familles dont les conjoints étaient de même sexe.
    • De ce nombre, 1 415 enfants, soit plus de huit sur dix, ont été recensés dans des familles formées de conjointes (81 %). Or, les couples de même sexe (ayant des enfants ou non) étaient en majorité masculins.
  • Des familles intergénérationnelles.
    • La cohabitation de plusieurs générations sous un même toit fait partie des réalités vécues par les familles. En 2011, 4 % des enfants mineurs vivaient dans un ménage multigénérationnel.
    • Également, certaines familles étaient formées d’enfants mineurs et de grands parents, en l’absence des parents au domicile. Quelque 3 200 familles grands-parentales ont été dénombrées, dont une majorité formée d’un couple (59 %).

Selon les données démographiques compilées par l’ISQ :

  • La majorité des naissances surviennent désormais hors mariage.
    • Après avoir connu une progression rapide au cours des années 1980 et 1990, la proportion de naissances hors mariage oscille, depuis 2008, autour de 63 %. Selon les dernières données disponibles (2012), seule l’Islande présentait une proportion supérieure de naissances hors mariage (67 %). Au Québec, ce phénomène ne change en rien les droits des enfants et les obligations des parents envers eux.
  • Une naissance sur 33 concerne des jumeaux, des triplés...
    • La fréquence des naissances multiples, qui se maintenait autour de 2 % antérieurement, se situe davantage autour de 3 % depuis les années 2000.
  • Les adoptions sont en baisse depuis quelques années.
    • En 2014-2015, 275 adoptions d’enfants québécois ont été réalisées.
    • S’ajoutent à celles-ci 231 adoptions internationales réalisées en 2014 et 209, en 2015. Il s’agit de l’un des plus petits nombres observés au cours de la dernière décennie.

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La situation des familles comptant un enfant handicapé


Les familles ayant un enfant handicapé doivent composer avec des réalités particulières, qui ont, bien souvent, des répercussions sur la vie familiale et professionnelle. Pour les soutenir, ces familles comptent généralement sur un réseau de sources informelles telles que la famille élargie, les amis et les voisins. Elles peuvent également bénéficier d’un soutien apporté par le gouvernement québécois par l’entremise de divers programmes et services.

  • En 2014, près de 34 000 familles ont bénéficié du soutien financier apporté par le supplément pour enfant handicapé versé par Retraite Québec7. Au total, 35 177 enfants mineurs ont été touchés par cette mesure.

Les conditions socioéconomiques des familles


Selon l’ISQ8 :

  • Le revenu des familles ayant des enfants a augmenté entre 2000 et 2011.
    • Le revenu médian disponible des familles biparentales ayant des enfants est passé de 60 600 $ à 77 400 $ (en dollars constants de 2011). Celui des familles monoparentales est passé de 32 000 $ à 42 100 $.
    • Notons, cependant, qu’une famille monoparentale sur cinq avait un revenu avant impôt de moins de 20 000 $.
  • Un écart de revenu persiste entre le revenu des mères monoparentales et celui des pères monoparentaux.
    • Alors que le revenu médian disponible s’établissait, en 2011, à 41 100 $ pour les mères monoparentales, il était de 50 200 $ chez les pères monoparentaux, plus élevé dans une proportion de 22 %.
  • La situation des mères monoparentales s’est améliorée.
    • Le revenu médian disponible des mères monoparentales s’est accru de 40 %, passant de 29 400 $ en 2000 à 41 100 $ en 2011.
  • Il existait un écart réduit, mais persistant, entre les types de famille quant au faible revenu en 2011.
    • Le taux de faible revenu après impôt des familles biparentales ayant des enfants atteignait 5 %, comparativement à 27 % chez les familles monoparentales. Les mères seules étaient particulièrement touchées (30 %).
  • Toutefois, des gains ont été réalisés entre 2000 et 2011, particulièrement pour les familles monoparentales.
    • Le taux de faible revenu des couples ayant des enfants s’est réduit, passant de 7 % à 5 %, ce qui équivaut à un recul de deux points.
    • Chez les familles monoparentales, le recul a atteint huit points, le taux de faible revenu étant passé de 35 % à 27 %. Chez les mères seules, le taux de faible revenu a diminué de 39 % à 30 %, mais il n’en demeure pas moins que cette situation économique concerne près d’une mère seule sur trois.
  • Des indicateurs pointent vers un endettement plus grand des familles9.
    • Entre 1999 et 2012, le ratio d’endettement des couples ayant des enfants mineurs est passé de 25 % à 46 % au Québec. Il demeure moins élevé que dans le reste du Canada, où il a atteint 50 % chez les couples ayant des enfants mineurs en 2012.
    • Pendant la même période, la proportion de couples ayant des enfants mineurs dont les dettes représentaient moins de 40 % du revenu disponible est passée de 77 % à 64 %.

De plus, selon l’ENM, en 2011 :

  • Les familles consacraient une part importante de leur budget au logement.
    • Dix-sept pour cent (17 %) des familles ayant des enfants mineurs consacraient 30 % ou plus de leur budget au logement.
    • Cette proportion variait selon le type de famille : 12 % des familles biparentales ayant des enfants mineurs consacraient 30 % ou plus de leur budget au logement, comparativement à 32 % des familles monoparentales.
  • Les familles avec enfants mineurs sont propriétaires en majorité.
    • Les familles ayant des enfants mineurs étaient majoritairement propriétaires du logement qu’elles habitaient (71 %). En corollaire, les autres étaient locataires (29 %).
  • On constate d’importants écarts quant à la proportion de familles ayant des enfants mineurs qui étaient propriétaires du logement où elles résidaient, selon le type de famille.
    • Soixante-dix-huit pour cent (78 %) des familles formées de conjoints étaient propriétaires, contrairement à 46 % des parents seuls. Cependant, ce dernier pourcentage reflète surtout la réalité des mères seules, 42 % d’entre elles étant propriétaires, comparativement à 61 % des pères seuls.

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Les parents et le travail

Selon l’ENM, en 2011, dans la majorité des familles ayant des enfants mineurs :

  • Les parents étaient actifs sur le marché du travail.
    • Près de 80 % des familles biparentales ayant des enfants mineurs comptaient deux parents actifs sur le marché du travail. En ne retenant que les familles ayant des enfants de moins de 5 ans, cette proportion passait à 75 %.
    • Quatre-vingt pour cent (80 %) des parents seuls ayant des enfants de moins de 18 ans étaient actifs sur le marché du travail.
  • Ils travaillaient à temps plein.
    • Parmi les familles biparentales ayant au moins un enfant mineur et dont les deux conjoints occupaient un emploi, sept sur dix comptaient deux conjoints à temps plein en 2011. Dans 16 % des cas, l’un des conjoints travaillait à temps plein, et l’autre, à temps partiel. Dans près de neuf cas sur dix, le travailleur à temps partiel, dans cette situation, était de sexe féminin (87 %).
    • Du nombre de parents seuls ayant au moins un enfant mineur et qui travaillaient, 82 % occupaient un emploi à temps plein.
  • Parfois, ils étaient travailleurs autonomes. Ils pouvaient également être aux études.
    • Un parent d’enfant mineur sur dix était travailleur autonome.
    • Dans les familles biparentales ayant des enfants mineurs, 9 % des parents étaient aux études, comparativement à 13 % pour les chefs de familles monoparentales.

Selon l’Enquête sur la population active 2014 réalisée par Statistique Canada :

  • En 2014, les mères étaient de plus en plus présentes sur le marché du travail. Leur participation variait selon leur situation familiale.
    • Peu importe l’âge des enfants, les femmes en couple étaient proportionnellement plus nombreuses à travailler que celles qui étaient monoparentales.
    • L’âge des enfants influait sur la proportion de femmes au travail :
      • Les femmes en couple ayant un enfant de moins de 3 ans travaillaient dans une proportion de 76 %.
      • Les mères monoparentales ayant un enfant du même âge avaient un taux d’emploi plus faible (61 %).
      • Le taux d’emploi des mères était plus élevé à mesure que les enfants avançaient en âge. Il était de 84,5 % chez les mères en couple dont le plus jeune enfant était âgé entre 6 et 15 ans. Ce taux était de 76,6 % chez les mères monoparentales dans la même situation.
  • Le taux d’emploi des mères monoparentales ayant un enfant de moins de 3 ans est passé de 48 % en 2008 à 61 % en 2014.

Selon l’Enquête sociale générale réalisée par Statistique Canada :

  • De plus en plus présents sur le marché du travail, les parents se sentent pressés par leurs obligations quotidiennes.
    • En 2010, plus de la moitié des parents occupant un emploi (54 %) ont déclaré se sentir pressés chaque jour; davantage de mères que de pères ont rapporté cette difficulté.
    • Quatre parents sur dix décrivent leur quotidien comme étant assez, voire extrêmement, stressant.

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La fréquentation des services de garde


  • La majorité des enfants du Québec ont des parents actifs sur le marché du travail. Conséquemment, ils sont nombreux à fréquenter les services de garde. Selon les données du ministère de la Famille et du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) :
    • 57 % des enfants âgés de moins de 5 ans ont bénéficié de services de garde régis en 2013, comparativement à 52 % en 2009.
    • La part d’enfants qui bénéficient de services de garde régis s’élève avec l’âge des enfants.
    • Pour chacun des groupes d’âge, la proportion d’enfants fréquentant les services de garde régis a crû depuis 2009.
    • Lorsqu’ils sont plus âgés, 75 % des enfants du Québec fréquentent un service de garde en milieu scolaire.

Proportion des enfants fréquentant les services de garde par tranche d’âge, au Québec


  • Services de garde régis 0-4 ansI
    • 25 % des enfants âgés de moins de 1 an
    • 58 % des enfants âgés de 1 an
    • 62 % des enfants âgés de 2 ans
    • 69 % des enfants âgés de 3 ans
    • 70 % des enfants âgés de 4 ans
  • Garde en milieu scolaire 5-12 ansII
    • 75 % des élèves des niveaux primaire ou préscolaire, dont :
      • 40 % en garde régulière
      • 15 % en garde sporadique
      • 30 % surveillés le midi

  1. Données provenant du ministère de la Famille, pour l’année 2013.
  2. Données provenant du MEES, pour l’année 2013-2014.

  1. Le terme « enfant » réfère à une personne âgée de moins de 18 ans.
  2. Pour certaines mesures, particulièrement les mesures fiscales, la période couverte est du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2014.
  3. En raison des arrondis, la somme des pourcentages peut être légèrement supérieure à 100 %.
  4. Données compilées par le Secrétariat aux affaires autochtones à partir du Registre des Indiens et des Registres des bénéficiaires cris, inuits et naskapis de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois et de la Convention du Nord-Est québécois, le 31 décembre 2012.
  5. Il importe de mentionner que les données de cette enquête sont basées sur l’autodéclaration des répondants en ce qui a trait à l’appartenance à une nation autochtone.
  6. Données disponibles sur le site Web du MIDI.
  7. Depuis le 1er janvier 2016, les activités de la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances et de la Régie des rentes du Québec sont regroupées sous l’organisme Retraite Québec.
  8. Données disponibles sur le site Web de ISQ, le 8 août 2015 : Revenu médian, revenu total, ménages, Québec, 1996-2011 et Taux de faible revenu, MFR-seuils après impôt, ménages, Québec, 1996-2011.
  9. GAUTHIER, Marc-André (2015). « Aperçu du ratio d’endettement à la consommation des familles au Québec », Données sociodémographiques en bref, Institut de la statistique du Québec, volume 19, numéro 3, p. 19-22. 

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Dernière mise à jour :
9 septembre 2016